Quoi ?

Seconde réunion visant la rédaction de Statuts et d’un Règlement intérieur adaptés au fonctionnement des Cyclofficine.

Où ?

Au 18 rue Cité Leclaire, dans le quartier Saint-Blaise : où nous serons accueilli-e-s gracieusement dans la salle de réunion de Liazo.

Ordre du jour

  1. Poursuite de la lecture commentée des articles des présents Statuts.

Compte rendu

Révision des Statuts

Art. 2 — L’objet social

Promotion active de l’usage du vélo en milieu urbain, afin de concourir à la préservation de l’environnement, à la prévention des déchets, à la vélonomie des personnes, au partage des savoirs et savoir-faire, à l’amélioration du cadre de vie et à la préservation de la santé des individu-e-s ; en facilitant l’acquisition, l’entretien et la réparation des bicyclettes. La cohésion sociale et le réemploi des vélos et des pièces détachées inutilisées, facilitent une mobilité saine et accessible au plus grand nombre ; L’activité de l’association se fonde sur la coopération et la solidarité entre ses usager-e-s et entre ses pairs.

  • Marie : est-ce que si l’objet est trop long, on s’enferme pas dans trop de précision qui nous priverait de possibles subventions ?
  • Aline : plus y a de mots clés, donc plus l’objet est détaillé, mieux c’est.
  • Anne-Lise : insérer « essaimage » dans l’objet ce qui rendrait l’objet plus universel ?
  • Aline : je pense que ce n’est pas l’objet des Cyclofficine de faire des bébés.
  • julm : je pense tout de même qu’il est important d’inscrire dans l’objet ou ailleurs dans les Statuts une volonté de rester à taille humaine, par ex., comme L’Autre Net : passé un certains nombre d’adhérent-e-s on pourrait se contraindre fortement à accompagner d’autres structures à s’ouvrir.
  • Severine : ok que faire des cyclos partout c’est pas le but, mais promouvoir le vélo ça passe par le fait d’accompagner d’autres structures à faire la même chose. Pas d’essaimage mais accompagnement.
  • Marie : ce n’est pas long comme objet ?
  • Collectif : non, ça va.
  • PierreL : il faut détailler un peu car on ne peut rien faire en dehors de ce qui est écrit dans les Statuts, il faut se laisser la possibilité de faire ce qui doit l’être.
  • Collectif : questionnement sur le mentionnement du salariat dans l’objet, relecture du Compte rendu de la semaine dernière, non le salariat est davantage un moyen qu’une fin.
  • julm : possible de remplacer « tisser du lien social » par « cohésion sociale » ?
  • Collectif : ok

Art. 3 — L’identité

  • Le siège social est fixé à TODO
  • Il pourra être transféré par TODO

 

NOTE : Pas nécessaire d’écrire l’adresse complète, on peut laisser la ville.

Art. 4 — La durée

L’association est constituée pour une durée indéterminée.

Art. 5 — Les membres

L’association est composée d’adhérent-es...

  • Paul : ajouter aux Statuts actuels les salarié-es
  • julm :
    • Avant de définir les catégories de membres, il faudrait déterminer les valeurs de l’association
    • Pour ce qui est des membres, j’en vois quatres sortes :
      • travailleur-euse-s salarié-e-s.
      • travailleur-euse-s bénévoles,
      • personnes usagères,
      • et structures usagères.
    • Je trouve important de préciser pour chaque catégorie s’il y a un type de discrimination (biologique, sociale, ..) ou non, et un type de cooptation ou non.
  • Giampiero : pas d’adhésion aux mineur-e-s.
  • Severine : j’en ai fait.
  • Marie : on en fait, juste on veut voir les parent-e-s.
  • Aline : ca me semblait évident que les salarié-es étaient membres, et puis à bien réfléchir ce n’est pas si simple.
  • Severine : On observe (TODO : mettre une référence vers l’étude) dans nombre d’associations avec salarié-es et bénévoles, des divergences d’intérêts :

  • Giampiero : ce serait bien que les salarié-es continuent d’avoir la décision.

  • Romain :

    • Ce serait bien que les salarié-es continuent d’avoir la décision.
    • Autre point : pas nécessaire de lister toutes les discriminations qu’on ne fait pas.
  • Anne-Lise : certaines associations se protègent d’indélicatesse du côté d’un-e salarié-e ou d’un-e bénévole en détaillant l’Art. 4 donc peut-être ajouter à l’art. « et qui adhèrent en tout point à l’objet de l’association ».

  • julm : il faut définir les catégories de membres pour pouvoir après en parler salarié-es, bénévoles, usager-e-s et moraux. commencer par identifier les choses avant d’en parler. Après pour chaque catégorie de membre, lister droit et devoir de membre, comment perd-on la qualité de membres ? Plusieurs exemples de qualité de membres.

  • Severine : ok sur le fait que le pouvoir doit être structuré et encadré mais je ne comprends pas pourquoi ça passerait par une différence de statut des membres (bénévole, usager-e-s, etc)

  • Marie : idem et il ne faut pas se priver du fait que des bénévoles se manifestent comme tel à n’importe quel moment.
  • Anne-Lise : L’Art. 5 dit juste que l’association est constituée de membres, rien de plus. C’est plutôt l’Art. 6 qui détail que parmi les membres il y a des bénévoles et des usager-e-s
  • Aline : préciser dans le Statuts que le statut de bénévoles est autodéfinit, usage d’auto-responsabilisation, volonté de rester proche d’un fonctionnement horizontal
  • PierreL : ça ne résout rien, n’importe qui peut se revendiquer bénévole et participe au CA.
  • Thomas : proposer à quelqu’un la posibilité de changer de statut, responsabilise
  • Giampiero : pas d’intéret de le préciser dans les Statuts, trop grosse « machine », risque d’évincer certaines personnes.
  • julm : je pense qu’il ne faut pas négliger l’importance qu’il y a à ce que tous les membres du collectif de travail se connaissent les un-e-s les autres, et qu’il est donc important d’encadrer l’arrivée de nouveaux/nouvelles bénévoles ne serait-ce que déjà pour faire des présentations, et reconnaître une volonté d’engagement envers le collectif.
  • Aline : fixer un statut de bénévole rend compliquer le cheminement personel vers l’engagement associatif ; cela tue la souplesse, il faut laisser aux gens le temps d’avancer à leur rythme
  • PierreL : la responsabilité des bénévoles passe par l’égalité de tou-te-s les membres. La démarche d’auto-reponsabilisation passe d’abrd en définissant les adhérent-es comme égaux/égales (en droits et devoirs ?).
  • Anne-Lise : ok avec PierreL d’encourager le bénévolat en valoriant celleux qui ne s’investissent pas : illes peuvent être bénévoles comme les autres mais dans les faits ca passe par une relation particulière entre une, deux, trois personnes, dans les faits ça passe par l’instauration d’une relation de confiance. Ca ne passe pas par l’auto-proclamation mais par la reconnaissance des autres aussi.
  • PierreL : je prefere m’instaler dans une relation de confiance , plutôt que d’etre d abord méfiant et ensuite accorder ma confiance.
  • julm : tout à fait, mais la confiance a des niveaux qui nécessitent du temps pour de se construire et se limiter, et pour cela je voudrais juste déjà que cette confiance, de donner les clés par exemple, ne se fasse pas de manière inter-personnelle entre deux individu-e-s mais passe par une reconnaissance de l’engagement devant le collectif, car sinon c’est continuer à nous condamner ensuite aux reproches inter-personnels qui nous consumment et nous découragent actuellement, car ni le collectif ni la personne accusée ne l’assument et donc explorent les options pour surmonter les problèmes causés.
  • Severine : La révocation est quelque chose qui est très dur à faire et assumer, il vaut mieux anticiper.
  • Marie : je trouve cela important que les bénévole se responsabilisent. je suis partagée
  • Severine : propose de faire une réunion d’information pour les membres qui souhaitent s’investir, ce qui pourait permettre de gagner du temps de presentation de l’association. ce qui pourrait permetre une presentation de l’adhérent-e a l’association sans que cela soit trop formel.
  • Giampiero : je suis pour qu’un adhérent-e puisse devenir bénévole juste par un acte (ex : présence lors d’une permanance) pas forcement formel
  • Anne-Lise : une presentation virtuel peut etre sufisante pour etre bénévole.
  • julm :
    • Je pense qu’il faut s’efforcer fermement à ce qu’il n’y ait pas deux sous-collectifs socialement hermétiques dans le collectif de travail (du genre un collectif « administratif » et un collectif de « terrain »)
    • Se présenter et dire au collectif de travail : « bonjour j’ai envie de travailler avec vous parce que ci pour faire ça » ça permet que les choses ne se fassent pas de manière inter-personnelle voire invisible et ça engage la personne. Sans ça, si la personne fait quelque chose mal, comment le lui reprocher puisqu’elle ne s’est pas engagée devant le collectif.
  • PierreL :
    • Processus de délégation de pouvoir et de tâches important-e-s doivent être explicité dans le Règlement intérieur et délibérés de manière collective, de manière à responsabiliser la personne qui reçoit un pouvoir de manière collective.
    • Ces personnes sont des bénévoles. Et dans les Statuts on peut présenter les bénévoles comme participent à la vie de l’association et à son fonctionnement.
  • Martin : je suis d’accord si tu entends que tous les adhérent-e-s sont des bénévoles.
  • Marie : peut-on préciser que tout adhérent-e-s est bénévole?
  • Martin : cf. « La tyranie de l’absence de structure »
  • Paul : résumé : on définit un statut d’adhérent-e et un de bénévole, considérer que tou-te-s les adhérent-e-s sont des bénévoles dès lors qu’ille s’implique dans l’association. Et stade +1, la prise de responsabilité, qui implique validation collective.
  • Giampiero : la dynamique bénévole est différente en fonction de la manière dont on présente le fait d’être bénévole. Je suis pour un statut unique d’adhérent-e-bénévole dans les Statuts, où tout le monde l’est et une différenciation dans le Règlement intérieur dans la description de la manière de faire telle ou telle chose.
  • julm : le travail d’une personne qui trie des pièces pour autrui ne peut pas être dissimulé et doit être reconnu. Il y a bien des personnes qui utilisent le service et d’autres qui en plus, donnent de leur énergie à la structure et ne sont pas seulement consommatrices, en faisant cela elles se mettent d’elles-mêmes dans une démarche de devenir bénévoles, et je souhaite que le collectif de travail s’efforce à discerner ces personnes des usager-e-s, pour les intégrer à un.. travail collectif.
  • Aline : ça me gêne d’imposer un statut aux personnes avant qu’elles s’impliquent.
  • Giampiero : dire qu’il y a des usager-e-s et des bénévoles, ça ne me plaît pas mais je veux bien accepter par contre je suis contre le fait qu’il faille valider une personne pour qu’elle soit bénévole.
  • julm : ce n’est pas de validation qu’il s’agit, mais d’articulation pour penser ce que l’on doit attendre les un-e-s des autres — opinions à un instant précis, compétences, vertus ou badges militants ne garantissent en rien une bonne entente dans le collectif, seule la structuration du collectif en des institutions claires, discutables et assumées peuvent espérer gérer la violence inhérente à la condition humaine, il s’agit :

    • d’une : de rendre visible et de reconnaître le travail bénévole (qui se distingue de celui des usager-e-s par son but associatif et non seulement individuel — but individuel tout à fait concevable néanmoins car tout le monde n’a pas à se consacrer à notre association pour pratiquer sa vélonomie, et la cotisation est déjà beaucoup), afin qu’un collectif de travail : composé de salarié-e-s et de bénévoles existe dans les faits et dans les pensées.
    • de deux : que ce collectif de travail prenne ses responsabilités en consacrant de l’énergie à ce que des procédures de travail concret soient élaborées et documentées et que tou-te-s ses membres y soient formé-e-s correctement, de sorte que nous ne soyons pas une juxtaposition d’individus préoccupé-e-s par le seul travail concret qui l’intéresse — critique pour l’association ou pas, et le faisant chacun-e comme bon lui semble, sans s’accorder avec les besoins de ses pairs.
    • et de trois : que le collectif de travail puisse lorsque cela arrive, discuter, assumer et désamorcer les problèmes qui nuisent aux conditions de travail de tout travailleur-euse, au lieu de laisser les individu-e-s s’user en reproches individuels, qui tôt ou tard achèveront le collectif.

Conclusion : division entre celleux qui font une différence entre usager-e-s et bénévoles, et celleux qui considèrent tou-te-s les adhérent-e-s comme bénévoles.