absence ce soir
Finalement, je ne suis pas disponible, navrée... J'espère que la réflexion va progresser au delà de l'article 5 !
anne-lise, le 
remarque sur les comptes-rendus
La personne qui rédige le compte-rendu développe beaucoup plus ses propres arguments et sa réflexion que celles des autres participants, de ce fait, il serait bon que la rédaction du compte-rendu de ces réunions soit assurée à tour de rôle.
— Anne-Lise, le 
compte rendu

c’est déjà le cas, et comme tu vois ce n’est en rien une condition suffisante à la responsabilisation et au contrôle individuel de la synthèse de ses propos.

julm, le 

Quoi ?

Troisième réunion visant la rédaction de Statuts et d’un Règlement intérieur adaptés au fonctionnement des Cyclofficine.

Où ?

Au 18 rue Cité Leclaire, dans le quartier Saint-Blaise : où nous serons accueilli-e-s gracieusement dans la salle de réunion de Liazo.

Ordre du jour

  1. Approfondissement des divergences de points de vue sur l’identification des membres de l’association.

Compte rendu

  • Severine : On s’opposait alors qu’on était pas si en désaccord. Il faudrait faire la différence entre bénévolat prévisible et/ou bénévolat imprévisible. Or quand on parle de bénévolat au quotidien, on parle déjà d’une catégorie restreinte de bénévolat : le prévisible. Donc il existe des degrés de bénévolat et il faut prendre en compte ces différents degrés. Ils sont plus que 2, ces degrés de bénévolat.

  • Giampiero : L’autre fois, on avait l’impression de ne pas être d’accord et on ne l'était pas. Ce n'est pas exactement ce qui a été dit. Pour le moment, en réalité, on ne prend pas en compte rééllement dans le fonctionnement le bénévolat imprévisible. Peut-être qu’il faudrait appeler autrement les bénévoles imprévisibles pour les rendre plus visibles.

  • Tania : C’est pas mal de ne pas utiliser le mot « Usager·ère·s ». De parler de « coopérateur·rice·s », cela permet de davantage responsabiliser les personnes et de les impliquer d’office plus facilement. « Coopérateur·rice·s », c’est plus chargé de sens qu’« adhérent·e·s ».

  • julm :

    • Les mots sont importants quand il s’agit d’appeler un chat un chat, mais il ne faut pas croire que désigner une activité (la vélonomie) par un autre mot (la coopération) changera sa substance : des personnes qu’on appelerait autrement ne vont pas par une magie lexicale se mettre à donner de leur personne à l’association ; pire, ne pas les distinguer c’est s’empêcher qu’elles soient l’objet conscient de l’action de l’association.

    • Nier qu’au sein de nos Atelier de quartier ou un Atelier de rue se pratiquent :

      • une activité égoïste (la Vélonomie des usagè-re-s, qui je rappelle signifie : « autonomie de chacun-e dans l’entretien et la réparation mécanique d’un vélo »)
      • et une activité altruiste (effectuée dans les groupes de travail par les bénévoles)

      — toutes deux légitimes — c’est nier la condition humaine qui fait que nous ne pouvons pas tou-te-s faire partie du même collectif de travail et, plus grave, c’est désirer :

      • que les personnes ne soient pas autonomes : puisque d’une part contraintes à coopérer pour assister autrui (quand elles en ont les compétences) et d’autres part contraintes à coopérer pour se faire assister (au lieu d’acquérir les compétences) ;
      • et que nos ateliers soient nos chasses-gardées, réservées aux personnes qui se montrent ainsi coopératives.. et cela en plus d’adhérer aux valeurs de l’association, et de s’acquitter d’une cotisation.

      Si le but de l’association est vraiment de promouvoir la Vélonomie du plus grand nombre : ces contraintes à la coopération ne devraient être que des incitations — saisies ou pas à la discrétion de chaque personne, et nos ateliers devraient être des co-propriétés d’usage au service du public.

    • « Usagèr-e » n’est en rien un terme connoté négativement, il s’oppose au contraire à « client‑e », et l’association ne considère que des adhérent-e-s (pas des client-e-s).

    • Être « usagèr-e » ne veut pas dire être irresponsable et asocial :

      • ne pas prendre soin des outils de production : quitter le plan de travail plus propre qu’on ne l’a trouvé ;
      • ou ne pas filer un coup de main à son voisin : répondre comme on peut à une question de mécanique vélo ;

      ça veut dire : utiliser un service public, or c’est bien ce manque de service public de la Vélonomie que nos associations comblent, mais cela nous donne l’occasion de faire mieux qu’un service public étatique : en faisant nos co-propriétés d’usage : conditions de la décision et de la responsabilité.

    • Pour améliorer cette distinction que la pratique nous a déjà imposée (cf. listes ${cyclo}.diff@/${cyclo}.benevoles@), il faudrait réfléchir aux moyens de rendre visible et humain le travail du Bénévolat : quelqu’un-e qui poursuivrait sa participation à des travaux de l’association, ne devrait pas seulement être discerné-e et solicité-e — quand ça nous rend bien service (!) — comme actuellement, mais encouragé·e et soutenu·e par le collectif de travail :

      • par une reconnaissance de son travail auprès du collectif, 
      • et des formations à nos procédures de travail collectif ;

    afin de garantir une pérennité, une responsabilité et une qualité de celui-ci, nécessaire à de bonnes conditions de travail pour tou-te-s.

    • Enfin, il devrait y avoir un ratio entre le nombre de membres du collectif de travail et le nombre d’usagèr-e-s de l’ordre de 1/100 pour rester à taille humaine si l’on considère qu‘une personne ne peut raisonnablement interagir convivialement qu’avec une centaines de personne au quotidien, sans les traiter comme de la chair à pognon.
  • Tania : On n’est pas un service au public, on n’a pas des usager·ère·s. Ca ne rend pas justice au caractère participatif du projet. S'ille ne coopère pas un·e adhérent·e usager·ère va se sentir très seul·e car il·elle ne trouvera pas de réponse à sa demande sans se tourner vers son·sa voisine. Il·elle n’usera de l’association que pendant 1 ou 2 séances mais comprendra vite qu’il·elle doit coopérer, sinon ille ne reviendra pas. Aider autrui est une obligation. Et c'est déjà comme ça que ça se passe.

  • Marie : Ces gens-là, on ne les empêche pas de venir, ils·elles adhèrent.

  • Tania : En affichant plus clairement dans les statuts cet état de fait, en tenant un discours plus clair, les gens comprennent. Et si, oui, on se ferme à une certaine catégorie de personnes, on a d’autres moyens d’aller vers eux.

  • Gigi : Les gens qui viennent à l’atelier juste pour acheter un vélo pas cher sont bien utilisateur·rice·s et ne reviendront plus.

  • Severine : Il ne faut pas se voiler sur la réalité des gens qui viennent seulement acheter un vélo. Mais le fait de renforcer le statut des adhérent·e·s en les matraquant avec la notion de coopérateur·rice·s c’est ne plus légitimer ce comportement. Ca continuera d'arriver mais ça signifie seulement qu'on ne le légitime pas au départ. Il faudra néanmoins gérer les degrés d’implication et les responsabilités qui vont de paire, et les transitions vers l’engagement dans le collectif (afficher la mobilisation de quelqu’un·e sur une liste mail, l’inscription sur le tableau noir, ...) Inscrire son nom sur un tableau, ou un agenda électronique est déjà une démarche d'engagement car visible de tou-te-s. Il y a un problème dans l’usage des listes de diffusion notamment la liste des bénévoles qui de part son caractère accessible à tou·te·s est victime d’une dérive d’usage vers la liste de diffusion d’informations Problèmes que je rencontre :

    • Ne pas savoir à qui je m’adresse ;
    • Ne pas savoir si les personnes à qui je m’adresse souhaitent s’investir.
  • Gigi : Plutôt que de tâcher de nommer puis définir, il faudrait définir puis nommer les attendus du bénévolat.

  • julm :

    • Je défends fermement le droit des adhérent-e-e d’être usagèr-e de l’association : tout-e adhérent-e doit pouvoir venir pratiquer sa vélonomie dans l’atelier sans avoir l’obligation de participer au collectif de travail ; collectif de travail qui ne devrait d’ailleurs pas dépasser une centaine de personnes pour rester convivial.
    • Il faut minimiser les barrières d’accès à l’atelier de même qu’il faut faciliter l’accès au bénévolat.
    • De plus, il devrait être possible d’adhérer sans cotiser si l’on bénévole à l’association, d’autant plus que l’on valorise économiquement le bénévolat.
  • Marie : A propos des listes bénévole, à Pantin, elle est très active car il y a une publication sur le site de "Pantin mode d’emploi". Question des salarié·e·s adhérent·e·s, les salarié·e·s sont-il·elles adhérent·e·s ? Apparemment ce n’est pas une évidence.

    • L’adhésion passe par une cotisation. Si, on envisage le paiement par du bénévolat, cela introduit une relation étrange, monétaire au bénévolat de bonne foi.
    • C’est de la rémunération indirecte.
  • Gigi : L’idée de faire des cotisations sans adhérer et de remplacer par du bénévolat ça ne facilite pas tellement l’accès.

  • julm :

    • Ne pas exiger de cotisation aux bénévoles pour être adhérent-e et donc avoir droit d’usage des ateliers a des des vertus non-négligeables qui devraient être appronfondies et expérimentées :
      • Suppression d’une barrière d’argent pour accéder au collectif de travail (payer notre propre travail est absurde) ;
      • Incitation à bénévoler qui peut susciter des envies ;
      • Cohérence avec la valorisation du bénévolat que nous effectuons — quand elle nous arrange (!) — pour montrer aux partenaires qui nous subventionnent un ordre de grandeur des forces bénévoles que nous arrivons à mobiliser ;
      • Reconnaissance que les bénévoles participent à la production des cotisations et des valeurs-ajoutées de l’association.
    • Sinon du moins que nous distinguions :

      qu’ainsi les bénévoles et salarié-e-s ne soient pas assujeti-e-s à cotisation et donc n’aient pas à payer leur propre travail, mais doivent s’acquitter d’un abonnement s’illes souhaitent pratiquer leur propre Vélonomie dans un de nos ateliers.

  • Severine : Il ne peut pas y avoir de récompense au bénévolat même sous la forme d’une exemption de cotisation. Mais une solution, a quelqu’un·e qui n’aurait pas les moyens, doit être formalisée.

    Les catégories de membres :

    • physique
    • moral

Tour de synthèse

Distinguer usager-e-s et bénévoles ou tou-te-s adhérent-e-s coopérateurices? / jour de leur cotisation ? / avec ou sans cotisation ? / monétaire ou non ?

  • Giampiero : Cotisation annuelle à prix libre mais pas zéro Les personnes morales qui adhèrent se positionnent davantage comme des client·e·s mais ont aussi un droit de vote tout comme les gens qui achètent des vélos. Adhérent·e·s coopérateur·rice·s mais problème des personnes qui achètent juste un vélo.

  • julm : On peut s’inspirer des collèges de votes pondérés expérimentés dans les SCIC pour ce qui est de la gestion des personnes morales notamment dans leur positionnement dans les décisions.

  • Tania : Est-ce qu’il y a une différence entre les personnes morales type asso coopines et les autres partenaires

  • Severine : Non pas de différence, c'est la forme que va prendre le partenariat (vente d'une prestation simplement ou coopération plus appronfie et durable) qui fera la déifférence. Et niveau fiscalité, une association ne peut vendre qu’à ses membres adhérent·e·s.

  • Aline : Cotisation annuelle à prix libre mais pas zéro. Adhérent·e·s coopérateur·rice·s mais pour les gens qui achètent des vélos, ils devraient y avoir moins de finitions, qu'il reste nécessairement un peu de travail sur les vélos.

  • Giuso : Cotisation à 15€ c’est acceptable pour l’année et c’est mettre en péril les financements de l’association. Mais accord possible de négocier. Attention, les vélos sur lesquels il n’y a pas davantage de réparations trouveront plus vite preneur·se·s ce qui stabilise plus surement le fonctionnement financier de l’asso. Fougères, il y a une 20aine de famille qui sont adhérentes à moins de 15€. Dans les faits, on s’arrange déjà.

  • Gigi : Cotisation à 15€ c’est acceptable pour l’année et c’est mettre en péril les financements de l’association.

  • Severine : Je veux aller à Grenoble pour voir comment les prix sont travaillés là bas.

  • julm :

    • Payer notre propre travail n’a pas de sens, vu que c’est le travail qui produit la valeur économique, qui est une reconnaissance d‘autrui envers une activité que l’on fait.
    • Plus encore, seul le travail produit de la valeur économique (autrement c’est voler le travail d’autrui), et pour être reconnu par la société notre Bénévolat ne doit pas simplement être une activité, mais doit être du travail — i.e. ce doit être une production de valeur économique : ce qui actuellement est le cas car les bénévoles (et les salarié-es) produisent :
    • Car ce qui fonde — ce qui légitime — les cotisations, les subventions et les valeurs ajoutées c’est le travail concret des salarié-e-s et des bénévoles, qu’elles viennent reconnaître. Et c’est cette valeur économique produite par ces activités transformées en travail qui est :
      • soit versée aux salarié-e-s ;
      • soit investie dans les besoins de l’association, notamment dans la location, l’achat et l’entretien des outils de production.
    • Sachant cela ce n’est donc pas le bénévolat qui exonèrerait de cotisation, c’est la cotisation qui exonèrerait de bénévolat.
    • Concernant le prix des vélos : la seule chose que nous sommes en légitimité de vendre c’est notre travail sur les vélos — notre valeur-ajoutée : Récupe, Atelier démontage, Atelier montage, ... ;
      Et toute la difficulté réside dans l’évaluation de cette valeur-ajoutée :
    • Vendre des vélos en se basant sur leur prix sur le marché des biens ou selon certaines de leurs qualités auxquelles nous ne sommes pour rien : c’est (re-)vendre le travail d’autrui, i.e. c’est du vol par propriété lucrative.
    • Le prix libre n’a de sens qu’en indiquant des repères :
    • Les prix devraient également être décomposés en :
      • coûts intermédiaires,
      • cotisation sociale,
      • TVA si jamais un jour nous y sommes assujetti,
      • et valeur-ajoutée qui reconnait notre travail.
    • Enfin je répète il n’est par honnêteté intellectuelle et engagement politique pas envisageable pour moi que je poursuive ce travail si nous ne distinguons pas d’une manière ou d’une autre les adhérent-e-s :
      • en usager·ère·s : membres adhérant aux valeurs de l’association mais seulement cotisant ce qui leur donne notamment droit d’usage des ateliers de l’association pour leur Vélonomie ;
      • et en coopérateur·rice·s : membres adhérant aux valeurs de l’association appartenant au collectif de travail ce qui leur donne notamment devoir de responsabilité envers le même collectif.
  • Marie : Adhérent·e·s coopérateur·rice·s Même remarque que julm sur le prix des vélos. Cotisation car la cotisation découle de l’adhésion sur laquelle la charte est apposée.

  • Tania : Adhérent·e·s coopérateur·rice·s Amener les acheteur·rice·s de vélo vers la vélonomie en laissant des petites réparations. Envisager l’adhésion à prix libre en ayant une idée du prix coutant de l’adhésion. Travailler sur l'échelle de prix-repères dont nous avons avancé le principe plusieurs fois. Dès que notre vision sur la comptabilité le permet.

  • Paul : Adhérent·e·s coopérateur·rice·s Attention à ne pas exclure les gens qui ne viendraient qu’utiliser Prix libre oui mais bien argumenté donc : cotisation à jour à prix fixe mais mieux cadrer les arrangements.

  • Severine : On a oublié de s’exprimer sur 2 points :

    • écrire qu’il y aura des salarié-e-s, dans le sens de préciser que l’association peut avoir des salarié-e-s
    • est-ce qu’on est d’accord pour dire que les salarié-e-s adhèrent et règlent leur cotisation ?
  • Collectif : réponse unanime (sauf julm) : oui.

Proposition de travail pour le lundi 10 novembre

Sur cette séance du 3 novembre, nous avons finalement travailler sur la notion d'adhérent-e-s et les mots et les actes que nous mettons derrière tout adhérent-e-s, y compris les actes d'adhésion et de cotisation. Nous avons également avancé sur les notions de prix libre et de vente.

En revanche, afin d'être en mesure de rédiger l'article 5, nous devons approfondir la distinction au sein de ces "adhérent-e-s coopérateu-rice-s" de différents cercles d'implication. Nous avons évoqué des mots comme "collectif de travail, visible, invisible, bénévole, actif, inactif...". Gigi a proposé de passer par une liste des missions/tâches pour faciliter cette distinction.

Lors du 10 novembre, il est donc proposé de travailler en petit groupe de 2-3 personnes sur la première partie de la séance, chaque groupe ayant comme objectif d'arriver à une rédaction complète de l'article. Sur la deuxième partie de la séance, les différents groupes proposent leur version, l'objectif étant d'avoir une version commune en fin de séance.

SI ça fonctionne,on continue comme ça !