Où ?

A l'atelier de Quatre Chemins de 11h à 16h

Quoi ?

On débrouille, on partage un peu de l'éthique de la Cyclo

Résumé

On a commencé par un petit jeu de présentation : choisis un truc de l'atelier et dis pourquoi tu l'as choisi

2 sujets ont été discutés en petits groupes. Là, on essaye d'en faire la restitution :

Principe du GroDébat

Des phrases clivantes sur l'éthique de l'asso. On avait reçu ça comme phrases (pour la mémoire de l'asso) :

  • Celleux qui utilisent des Vélo à Assistance Électrique sont illes à la botte du grand Capital ?
  • S'auto-gérer sans se lasser. Est-ce qu'on doit être efficace et sérieux en CA?
  • Y en a qui parlent beaucoup et qui font pas grand chose !
  • Les mails, l'arbre à tâches : c'est pas un peu le bordel?
  • Il y a des discriminations flagrantes. Aucun nain barbu ne vient à l'atelier.
  • Nous devons parler la langue de bois pour ne pas perdre nos subventions.
  • Il serait peut être temps de fixer des règles, une bonne fois pour toute, non?
  • Allons faire des prest'actions chez la BNP, après tout ce sont aussi nos ami·e·s !
  • Refuser les innovations technologiques c’est être un peu réactionnaire
  • Un vélo ça ne peut pas avoir de moteur
  • Plus il y a de règles, meilleur est le fonctionnement collectif
  • Si on fixe des règle c’est parce que des fois on à du mal à se comprendre
  • Fixer des règles c’est toujours refuser une forme de souplesse
  • Une structure comme la cyclo ne pourrait jamais se passer de règles
  • Les règles ne sont respectées que si elles sont écrites
  • L’autogestion c’est l’obligation pour chacun de faire des concessions.
  • Tout le monde peut pratiquer l’autogestion
  • Si une asso peut se développer elle à tout intérêt de le faire.
  • Trop s’ouvrir c’est se diluer (on l'aime aussi)
  • Pour se préserver il faut savoir se limiter.
  • L’anticapitalisme ça va de soi
  • Avoir une éthique et des valeurs c’est savoir où on va.
  • Notre morale et nos valeurs c’est ce qui nous distingue des autres
  • Une éthique c’est comme une constitution, elle se décide collectivement, on n’y déroge pas.

Les personnes motivées pour organiser ont essayé de regrouper par thèmes, 6 phrases ont été proposées. Pis 2 ont été sélectionnées par le groupe.

2 groupes qui discutent selon la trame suivante (15 à 20 minutes par phase d'échange) :

  1. Ok, bon alors quand on dit ça, c'est quoi le problème ?
  2. D'accord ! D'accord ! Alors l'idéal ce serait ça :
  3. Ouais, donc, concrètement ! On mettrait quoi en place comme solutions !

Voilà ce qui en est ressorti :

Y'en a qui parlent beaucoup mais qui font pas grand chose !

Hum, cette phrase était cool. Elle a permis d'exprimer des trucs et de voir que toutes les personnes du groupe se sentaient visées sans être nécessairement du même côte de la phrase.

On a vu qu'il y avait pas mal de culpabilité liée à cette phrase et à l'impression de ne pas donner assez de temps ou de ne pas faire assez de choses. Il peut y avoir celleux qui animent (les mains) et celleux qui font les dossiers (la tête) et là ça va mais il pourrait arriver que les deux ne travaillent plus ensemble.

Il y a le terrible "y'a qu'à !" qui va avec le fameux "faut qu'on !" qui fait ressortir toutes les idées que l'on a sans nécessairement les mettre en action.

On s'est rendu compte qu'une grosse partie du travail n'était pas très visible, reconnue, valorisée, notamment pour les tâches ingrates mais vitales à l'association. C'est associé à une spécialisation des tâches : les personnes qui savent faire une tâche la font spontanément, ou on aurait tendance à attendre d'eulles qu'ielles la fassent. Parfois, il n'y a pas l'envie de faire la tâche ou encore il peut y avoir le sentiment de devoir faire la tâche.

Il y a une forte idée de "devoir" et encore une fois de "culpabilité" lorsqu'on prend du recul par rapport aux choses à faire et notamment lorsqu'on regarde l'arbre à tâches. Il prend davantage l'air d'un "arbre à devoirs" et les feuilles mortes ne sont pas célébrées mais juste enlevées alors que c'est bien d'avoir fait la tâche.

Encore au sujet de l'arbre à tâches, il n'est plus très à jour, pas tellement mis en valeur et ne tient pas compte des commissions.. Il faudrait le remettre à jour.

Dans l'idéal :

  • Ce ne serait pas grave de ne pas faire les tâches vitales,
  • On partagerait tout avec le sourire,
  • On se répartirait les choses par tirage au sort parce qu'on saurait tou·te·s tout faire et qu'on aurait tout le temps envie et le temps,
  • Il n'y aurait pas de trucs chiants à faire, ou alors elles se feraient toutes seules et ce serait toujours la fête de faire les choses.

Propositions concrètes (validées au CA qui suit !):

  1. Structurer les réunions du CA par un ODJ type autour de : Célébrer les tâches faites surtout les chiantes, montrer les commissions en découpant les temps du CA entre les commissions qui existent, faire tourner les rôles de la réunion (préparation de l'ODJ, animation, prise de notes).

    Aline et Jibé font une proposition.

  2. Réaliser une petite fiche qui explique le fonctionnement de la réunion pour inclure le plus grand nombre de présent·e·s en expliquant pourquoi on fait les "youhou" des mains pendant la réunion, par exemple. Aline et Jibé encore à vous de jouer.
  3. Prévoir une journée de jardinage concernant l'arbre à tâches (mettre en valeur les commissions, mettre à jour les tâches, ...) et pendant cette journée on imaginera le rôle de personnes qui aideraient à entrenir l'arbre (genre des "lanceur·se·s d'alerte" - quelles tâches sont sur le point d'exploser, de mourrir, ?? - et des "coach·e de tâches" - pour encourager les personnes à se rappeler les choses qu'ielles avaient dit qu'ielles feraient. -) Marielle a dit en CA qu'elle faisait un sondage.