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AGE à la place de la réunion mensuelle

Compte-Rendu

Cyclofficine de Paris P.V de l'A.G du 6 juin 2019

Introduction et présentation de la situation depuis la dernière AG

Après des mois très compliqués d'une situation de blocage du comité d'autogestion, Simon, Anja, Jean-Louis, Valérie, Hugo et Romain de la collégiale soutenu par Pierre, Giampiero, William et Caroline du comité d'autogestion ont proposé une Assemblée Générale à l'ordre du jour. Actée en Comité d'Autogestion (CA) du 2 mai, ces mêmes personnes ont mis en place une réunion afin de prendre des décisions et travailler pour cette AG puisque le reste de la collégiale n'a pas répondu quant à la date et ne s'est pas déplacé à la réunion.

Ce soir ,nous vous présentons la situation de blocage. Nous remettons en cause les comportements des personnes et non les personnes en elles-même. Pour présenter la situation, il est proposé 3 temps pour partager le ressenti des groupes concernés (nous, eux, les salarié.e.s) et un temps d'échanges avec les adhérent.e.s puis élection d'une nouvelle collégiale.

1.irresponsabilité : Une partie de la collégiale n'a pas pris ses responsabilités en tant que responsable de l'association et employeuses -Pas ou peu d'échanges sur les projets en cours
-Pas d'intégration de groupes de travail, sauf pour deux personnes (groupe Picsou et suivi base de données) -Absence de prise de décisions lorsqu'il s'agit de besoin pratique (permanence, rdv, dates à bloquer pour ateliers extérieurs etc...) -Pas de prise en charge du rôle d'employeureuses: pas de virements de salaires, de gestion des problèmes apparents, pas de tâches faites pour faciliter les taches des salariées (ex le planning sauf par des anciennes, membres ou non de la collégiale). -Pas de réponses aux mails -Pas de participation aux framadates, ni aux réunions qui s'ensuivent -Pas de mise en place de projet mais demande d'action (demande de temps pour relire le CAE et pas fait), demande de réponse rapide pour mail sur liste CA mais pas de retour sur les questions de la liste CA -présence (ou plutôt absence) à la réunion mensuelle d'autogestion -refus de prise en main des outils informatiques communs permettant de travailler (refus d'ouvrir sa boîte à courriels cyclocoop, parce que "voilà quoi, c'est chiant") -pas de mise en copie du CA pour appel à projet à 80k€

  1. Volonté de nuisance / blocage -Accusation à tort et à travers de mal faire les choses par mails -Appel de personnes hors membres actifs, n'habitant même plus en IDF, pour venir soutenir des idées/personnes à l'AG dernière, diffamation de personnes et de leurs intentions. -Blocage des décisions dès qu'on demande l'avis du CA (une partie répondant toujours l'inverse de l'autre, ex si des membres de la moitié de la collégiale qui demande cette AG dit "nous on ferait ça" les autres répondent "non"): cooptation, formation soudure, CAE agression, bilan pôle emploi pour Coline. -positionnement de principe sur les prises de décisions : sans passer par la discussion et le consensus, choix du vote directement, avec une position "contre" de principe -pendant les réunions : absence quasi systématique de certains membres de la collégiale avec personnes représentantes de voix, peu de propositions, silence, absence d'initiatives dans le débat ou de solutions apportées : le dialogue tourné vers le négatif et sans chercher de solutions pour l'améliorer -décision d'appartenir à la collégiale pour "rapport de force" sans s'exprimer sur les désaccords et les raisons de ces derniers. -Remise en cause des choses qui ont été actées (exemple du partenariat avec le réseau REPAR -Reproche le manque de transparence des décisions prises par le CA alors que l'ensemble des Réunions sont ouvertes à l'ensemble des adhérents.

  2. Pas de travail d'une moitié de la collégiale
    -non soutien des cyclopotes et non présent.e en cas de crise -Agressivité lors des CA -Non respect du travail des autres bénévoles -Vote sur l'embauche alors qu'une équipe est en train de travailler une grille d'entretien et de selectionner des candidatures selon des motifs clairs

  3. Non respect des valeurs de la Cyclo -demande de vote systématique par les membres de la collégiale avant tout débat argumenté, contre le principe d'un travail en collectif qui passe par la discussion et la tentative de trouver un consensus avec toutes personnes présentes avec des votes de personnes non présentes qui ne participent pas aux débats. Nous ne sommes plus dans l'idée de débattre pour arriver à un consensus et penser ensemble des solutions puisque les votes se choisissent avant. -condamner les discrimination (refus violent de discuter de violence de genre)

  4. non respect du role d'association-employeuse
    -non respect de nos salarié.e.s lors des CA : remise en question de fiche de poste, (sans se poser la questio n des tenants et aboutissants) -Aucune implication dans le bien être des salarié.e.s (pot d'arrivée, vérifier qu'il/elles vont bien, …) -pas de politesse : ne disent pas bonjour aux salarié.e.s, se permettent d'être odieux par mail avant de faire l'effort de rencontrer les interlocuteurs/trices . -les salarié.e.s ne peuvent pas travailler car pas de décision, pas de réponse sur la liste CA

expression des salarié.e.s

Hugo :

je suis salarié depuis 3 ans et j'ai terminé mon contrat depuis le 31/5. je suis au regret de partir de la cyclofficine sans regret. Depuis 6 mois une partie de nos employeurs est soit absente soit présente par reproches par courriels sans être constructive Cela prend quelques minutes par semaine d'écrire un mail désagréable et quelques heures par mois pour être présent à la réunion du comité d'autogestion. Une partie de la collégiale oublie que derrière cette « guéguerre » certain.e.s essaient de travailler quotidiennement et que nous avons que çà en tête : absence de réponse du CA. Coline a été 3 fois à la médecine du travail, Héloise s'est fait snobée à son arrivée, je suis moi même stressé ; certainement qu'une partie de la collégiale se fiche de cette situation mais en tant que membre de la collégiale vous devez assurer le bien-être de vos salarié.e.s ; c'est la première fois que nous vivons cette situation, Coline a hésité à poser sa démission, cette façon de se comporter est difficile et il faut changer mais j'ai un doute ; cela étant dit, je vous invite à la fête de mon départ samedi prochain

Coline :

je suis salariée depuis 2 ans bientôt en CUI-CAE puis en parcours emploi-compétence sans prime de départ cela fait 6 mois qu'en comité d'autogestion je sonne l'alarme quant à la gestion de l'association : il n' y a plus de débat ni de prise de décision. Un questionnement au moment de l'arrêt-maladie d'Hugo où je me suis retouvée seule salariée en activité. Puis l'AG avec une grosse mobilisation de personnes nouvellement élues sur la base de reproches (la décision de mon embauche voté par le CA précédent était remise en cause) IL n'y a pas eu de prise de responsablilité de la part de cette nouvelle gouvernance ; notre travail aujourd'hui se résume à traiter des demandes nécessitant pas de décisions ou à lire des mails sans queue ni tête. je pensais rester après le mois aout pour ne pas laisser Héloise seule face aux appels à projets en cours. En tant qu'association présente dans un quartier politique de la ville, nous devons être dans le quartier et répondre aux appels à projets de la ville. j'aimerais savoir ce qui m'est personnellement reproché. je propose de passer à 26 heures hebdomadaire mais est-ce qu'il y aura plus d'engagements bénévoles pour faire les permanences ? Héloise est arrivée dans un ouragan et je lui tire mon chapeau pour avoir résisté nous sommes abimé.e.s par la lecture des courriels tard dans la nuit

Héloise :

je termine mon CDD aujourd'hui, j'ai déjà travaillé dans une association de même type mais je ne savais pas trop où j'étais tombé ici, même si j'ai souhaité travailler pour un employeur en accord avec mes convictions. La mécanique vélo est un savoir hyper valorisant à acquérir et à transmettre mais c'est très facile de s'imposer avec ce savoir technique sans volonté de le transmettre. Depuis le début de mon embauche, j'ai fait de multiples tâches en plus de tenir des permanences : compta, appels à projets, réunions avec partenaires, … des missions plus ou moins valorisantes. Ce soir, un flou s'ouvre devant moi face à ce nouvel employeur et je souhaite avoir des réponses à cela pour continuer à travailler ensemble j'ai commencé ces dernières semaines à me réveiller la nuit pour lire les mails de la cyclo pour savoir si de nouvelles choses avaient surgies....

    7. échanges avec les adhérent.e.s
Giampiero

je ne suis pas membre de la collégiale car je n'ai pas été coopté lors de la 1ére réunion et ce fût la 1ére fois qu'il y avait que des votes à ce CA où régnait une langue de bois : on affirmait de pas être d'accord sans expliquer pourquoi on ne l'était pas !

Pierre

je n'ai pas été coopté et j'ai été déçu de la dernière AG qui a vu 2 groupes avec des projets distincts, avec probablement des idées mais qui s'est traduit par la suite par un pourrissement d'autres personnes (salarié,e,s, autres membres de la collégiale) ; je suis attristé de cette situation très pénible mais content de pouvoir avancer autrement ce soir l'association a beaucoup souffert

Simon

le choix des statuts de fonctionnement de l'association avec pas de président et bureau classique permet une ouverture du comité d'autogestion aux adhérent.e.s : les avis s'expriment et on peut dialoguer et changer d'avis après s'être écouté le CA doit être un endroit où on se ressource pour discuter, échanger sur les projets, les partenaires et les groupes de travail qui font fonctionner l'association

Vincent

membre du groupe picsou. Je n'ai jamais été membre de la collégiale mais j'ai beaucoup assisté aux comités d'autogestion. Effectivement j'ai halluciné sur les dernières réunions qui ont montrés beaucoup d'hostilités et de non-dits. Je comprends les ressentis qui ont été partagés. On se doit d'assurer le bien être des salarié.e.s et on se doit d'avoir une gouvernance claire pour savoir où l'on va. Par ailleurs, ce qui est arrivé aux salarié.e.s pourrait nous coûter cher devant les prud'hommes. J'espére que l'on va sortir de cette situation calamiteuse. Merci à ceux et celles qui ont préparés ce temps de ce soir. A propos de la transmission de savoir, évoqué par Héloise, au début je suis arrivé en tant que bénévole comptable et je faisais beaucoup de saisie comptable, maintenant j'en fais moins. Le gros du travail de saisie comptable est de saisir les fiches recettes des ateliers, mais aujourd'hui c'est Simon qui le fait et qui le fait mieux que moi ! Je suis fier d'avoir transmis mon savoir-faire sur le sujet.

Coline

Par rapport aux prud'hommes ; j'avoue que ça m'est passé par l'esprit. Mon médecin m'a proposé de rencontrer mes employeurs pour leur rappeler leurs devoirs. A qui veut, mon médecin est disponible pour en parler. Précision : c'est bien l'association qui est employeuse, et non pas la ville (qui est financeuse).

Caroline de la maison des Fougères

Je travaille à la maison des fougères (partenaire de l'association) qui est un espace de vie sociale, on a un lien régulier avec la Cyclofficine, notamment via les ateliers de rue. Cela fait un petit moment que je sens qu'on a pas calé un moment pour faire des ateliers de rue, j'ose pas trop solliciter car je sais que c'est compliqué. Votre situation me fait beaucoup écho car je suis aussi salariée d'une association depuis 3 ans. Je pourrais partager des petites choses pour aider. Notamment des commissions thématiques qui permettent que pas tout le monde travaillent sur tout. Et je peux donner un coup de main si besoin.

Simon

Il y avait l'intention de donner un espace de parole à tout le monde y compris une autre partie de la collégiale qui n'est pas là.

Serghei

Je vais parler au nom des absents et je souhaiterais répondre sur certains aspects. Par exemple le reproche sur le fait qu'il n'y a pas eu d'intégration dans les groupes de travail. Une partie de l'ancienne collégiale avait proposé un nouveau modèle. L'idée était de trouver un fonctionnement alternatif qui reposerait plus sur du bénévolat. Effectivement il y a eu peu de réponses aux courriels, pour la bonne raison que tout le monde n'est pas connecté en continu sur ces courriels, et c'est difficile de suivre quand il y a des fois une centaine de courriels. Pour le thème de refuser d'utiliser les outils informatiques de la Cyclofficine, il faut voir qu'il y a aussi un refus de rénover ces outils. Il y a eu des problèmes, absences de réponses de l'autre partie de la collégiale. Il n'y a pas eu de blocage systématique des décisions …. Pour les refus de cooptation, il est vrai qu'il y a eu un blocage, mais il est vrai qu'il y avait un rapport de force, et il y avait une difficulté à parler. Par ailleurs il était jugé étrange que des personnes qui étaient présentes à l'AG n'aient pas voulu se présenter à ce moment là. Tout est soumis au vote, donc c'est conforme à un processus démocratique. Un exemple : le groupe qui n'est pas représenté ce soir a proposé de répondre à un appel à projet. Il n'a certes pas respecté certaines règles, et a été agressé verbalement pour cela au lieu de se faire aider. Sur l'appel au projet, on a été sollicités pour construire une remorque par une autre association, pour cette sollicitation, il y a une demande faite à l'autre partie de la collégiale à laquelle il n'y a pas eu de réponse. Il y a aussi un sentiment qu'il n'y a pas un traitement égal des personnes. Par exemple, la même confiance n'est pas donnée à tout le monde pour mener les chantiers, il y a aussi des blocages, en fonction de qui propose un chantier ou se propose pour un chantier, il n'y a pas les mêmes réponses.

Mickael

je voulais partager une réflexion et une émotion. Ca fait un trimestre que je suis impliqué à la Cyclofficine. J'ai une approche très holistique du vélo et du cadre de la Cyclofficine. D'abord sur le champs de l'économie sociale et solidaire. Il y a d'autres valeurs auxquelles je suis attaché et que je retrouve dans cette association : partage, solidarité. J'ai fait de belles rencontres, par exemple Caroline qui m'a fait un excellent accueil, chez qui j'ai aussi senti des valeurs sociétales, de l'engagement. On est très français et le vélo comme mode de transport quotidien n'est pas très ancré, contrairement à d'autres pays et je trouve cela bien que la Cyclo travaille là dessus. Par ailleurs sur la technique j'ai eu des supports soutiens, Todd. Par rapport à Serghei qui a des valeurs humanistes, je suis surpris d'entendre des mots comme souffrance, mal être au travail, etc. je ne comprends pas dans quel monde on est, et je tenais à le dire haut et fort. Il y a un décalage entre l'écosystème : ce qui est affiché, et ce qui est dit ici.

Coline

Pour faire une réponse très rapide, plein de gens ne sont pas au courant de ce qui se passe, mais les salarié.e.s encaissent, et font l'accueil aux gens.

Andreas

J'ai l'impression que la cyclo est construite sur des bases un peu bancales. J'ai l'impression que c'est comme ça depuis le début ; et les courriels prennent trop de place, ça fait partie des problèmes de la cyclo. La vie de la cyclo a des crises, je pense qu'il faut parler d'autogestion.

Caroline

Je pense qu'il y a une différence entre la personne et les faits. Il y a eu un switch dans la manière de se comporter, qui n'est pas forcément en phase avec la personne. Il faut faire une différence entre les gens et comment ils se sont comportés, ils se sont pas toujours comportés comme ça.

Simon

Nous sommes dans une association avec des belles valeurs mais quand on gratte, ça se passe mal. Nous sommes porreux par rapport à ce qui se passe dans la société : la suppression des emplois aidés, les financements qui se tarissent, on passe beaucoup de temps à chercher de l'argent. L'association est dans une société plus large, qui a ses problèmes, dans une société patriarcale, qui peut amener à des situations difficiles à gérer (agressions, harcèlement sexuel). Les gens ne laissent pas leur bagage culturel à la porte. Une partie de la collégiale a décidé qu'il fallait créer un groupe de travail là dessus. On a provoqué des réunions, un CA, et on n'a eu des réponses que d'une partie des gens de la collégiale, les autres nous ont répondu que cela n'avait rien à voir avec l'association, que c'étaient des situations individuelles etc. Ces gens disent qu'on ne doit pas combattre les problèmes sociétaux qui traversent l'association, qu'elle doit se concentrer sur le vélo. D'autres pensent que le vélo est un prétexte pour travailler sur plein d'autres choses, notamment créer de l'emploi dans de bonnes conditions, défendre et diffuser des valeurs féministes.... On arrive pas toujours à bien faire vivre nos valeurs, et c'est bien de le dire. Ça me pose problème en tant que membre de cette asso de me dire qu'on essaye même pas de mettre en adéquation nos valeurs avec ce qu'on fait. Féminisme ? Est ce qu'on veut un chef ou de l'autogestion ?

Giampiero

Deux petits mots sur le vélo : c'est un bel outil qui permet d'aller d'un point a à b et l'humain se transforme en machine très performante. Mais en fait c'est pas si important le vélo, si le monde était geek sur les machines à laver, on ferait travailler des gens sur des machines à laver. Le projet est militant, on a des choses à faire, mais on s'embête à se prendre la tête sur des votes, et on dit que c'est de la démocratie. Ou alors c'est de la démocratie moderne (cf. élections…) ça me va moyennement. Pour moi si on s'en remet au vote pour chaque décision, c'est l'échec. C'est une belle asso, ça ramène du monde, c'est un projet qui évolue. Mais il y a une méthode pour remettre en cause des choses. Il y a un moment où on est passé de la présidence à une collégiale, mais cela a pris du temps, 12 lundis où on a bossé jusqu'à minuit. L'opposition frontale ne permet pas d'avancer.

Coline

Au sujet de ces changements de statut en 2015, cela a créée une crise terrible au début car on a retiré un objet de l'association qui était qu'elle devait être employeuse. Des gens n'étaient pas d'accord sur ce point, mais il y avait eu un travail collectif important. Pour changer et faire évoluer l'association, il faut de la volonté et de l'implication, mais aujourd'hui 1/3 de mes employeurs ne me répondent pas.

Serghei

Pour aller dans le sens de Giampiero, cela me va pas de ne pas avoir trop de votes non plus, on devrait aller vers autre chose. Il faut trouver un moyen de se parler. Une partie des personnes a du mal à parler. Il y a un rapport de domination qui fait que ces personnes ont du mal à s'exprimer, mais ruminent la chose. Dans cette situation, le vote devient l'outil pour pouvoir gouverner.

Vincent

Pour moi le problème principal, c'est les ressources mobilisables (temps adhérents, bénévoles). C'est un problème qui n'est pas propre à la cyclo, on le rencontre dans toutes les associations. Je sors d'un mandat de trésorier à Attac France, association bien plus grosse que la cyclo, et pourtant on a quasi jamais fait de votes. On a 9000 adhérents, il y a 2000 votants, dont la moitié vraiment actifs. Cette « grosse » association tourne sur quelques militant.e.s actifs / actives. On a tous des belles idées, mais après il faut les mettre en œuvre. Ce qui a manqué ces derniers mois, c'est un pilotage global de la gouvernance. Notamment pour mettre les priorités en fonction de nos forces. Pour faire le parallèle avec à Attac qui a le gros de son financement avec les adhérents, il faut aller glaner les sous. Il y a peu de financement public, mais en arrivant sur les derniers mois de l'année, on est tous (salarié.e.s et membre du bureau) sous-pression par rapport au financement ; donc autofinancement public (appels à projets sur des sujets que nous connaissons et aimons faire/partager) ou privé (à convaincre) c'est du pareil au même.

Caroline

Ce que j'entends, c'est que le fait de pas pouvoir s'exprimer, même s'il y a eu des essais. Il faut qu'on se le dise et que dans l'année qui vient on trouve un système pour qu'on échange plus, qu'on accompagne dans une logique d'éduc populaire, est ce ça qu'il faut mettre en place ?

Jo

On est venus de la cyclo de pantin pour voir ce qui se passe à paris. On avait entendu des choses, mais je ne savais pas que c'était à ce point. Je suis assez scandalisé, non seulement à titre d'adhérent, mais aussi à titre professionnel puisque je travail sur les risques psycho sociaux, les addictions. J'ai exercé à la Poste ou à France Telecom, et des gens sont au pénal pour ce qui s'est passé. Et d'apprendre que des choses assez similaires se passent ici dans une asso frangine, ça fait mal.

Eric

Je fais partie des naifs ce soir car je ne connais rien à rien. Y-a-t-il moyen de connaître les tenants et les aboutissants autrement que par le bouche à oreille ?

Coline

On peut aller sur le wiki et Héloise a imprimé les Comptes-rendus des collégiales

Marielle

Je suis venue voir comment politiquement Paris se positionnait. Car on partage une charte en commun, un lien qui permet à un adhérent d'une cyclo d'aller bricoler dans une autre. J'attends de cette soirée, au-delà du besoin d'expression, que j'entends, mais j'ai besoin de savoir si nos 2 associations vont dans la même direction. Nous aussi on traverse des crises, l'autogestion est difficile, mais en étant une structure employeuse on peut faire mal à des personnes sans le vouloir, même avec la meilleur volonté du monde. En autogestion il faut vraiment avoir une vigilance en permanence

Louan

J'entends qu'il y a eu des groupes. Est ce que les visions peuvent converger ? Est ce que l'on va pouvoir repartir en avant, comment peut-on débloquer ? Ces personnes sont elles pretes à retravailler ensemble. Que fait-on ce soir ? Est ce qu'on vote une nouvelle collégiale ? Est ce qu'on travaille sur le projet ? Quand j'étais à la collégiale, on parlait déjà d'épuisement, bcp de mail, et on avait travaillé sur le sujet du bénévolat. Il me semble qu'il y a un travail à faire sur ce sujet. J'ai entendu bcp de témoignages, c'était important que ca sorte, maintenant il faut trouver une solution.

Giampiero

on peut pas discuter avec des gens qui répondent pas

Simon

ce n'est pas facile de prendre la parole en AG, en CA mais on trouve des solutions pour échanger en petit comités mais il y a peu ou pas de reconnaissance des personnes avec qui on a passé du temps à échanger.

Caroline

ne pas oublier nos engagements de l'AG et on peut faire avancer le projet en discutant avec les adhérent.e.s

Simon

un projet est présenté par un groupe ; élection par profession de foi, y compris par les absent.e.s qui ont pu présenter des professions de foi pr email et donner des procuration

Pierre

la dernière AG n'a pas réfléchi sur des orientations et il est primordial de réaffirmer les valeurs et statuts.

Giampiero

la nouvelle collégiale doit être ouverte à tous et toutes

Caroline

s'appuyer sur des choix adoptés par les adhérent.e.s lors de l'AG

  • promouvoir l'usage du vélo
  • diminution des déchets
  • horizontalité
  • vélonomie
  • arriver à un bien être général de l'ensemble des personnes (respect du droit du travail, lutter contre les discriminations, accueillir tout le monde
  • travailler en réseau (autres cyclo, repar, …)
  • autonomie
  • réapprendre à se faire confiance
  • affirmer un plaidoyer vers l'extérieur (…/…)

*professions de foi des candidat.e.s à la collégiale : *

1) Romain D

J'aurais voulu être avec vous ce soir. Membre de la collégiale et bénévole depuis 8 ans, je souhaite continuer à faire vivre cette association comme je le fais aujourd'hui.
D'une part, en termes de fonctionnement, c'est participer à des perms et activités (bourses, soirées) à la vie de l'asso à des actions pouvant être menées à distance "dans son coin" (exemple : mails à info.paris). D'autre part, en tant que structure, la Cyclofficine poursuit des valeurs et se fonde sur des méthodes (horizontalité, autogestion) que j'aime à défendre. Mais je suis plutôt pragmatique. L'asso vit, dans le désordre, de ses adhérent.e.s / bénévoles / salarié.e.s /collégien.ne.s. Celles et ceux qui font sont amené.e.s à la faire évoluer. Il faut selon moi en priorité reconnaître ce qui a été réalisé, et stabiliser ce qui fonctionne, puis explorer progressivement de nouvelles voies en se gardant de toute contradiction. J'aurais encore plein de choses à dire mais elles sonneraient creux sous ce format déclaration à distance ; je préfère en discuter avec vous à l'occasion.

2) Jean Louis

besoin de parité pour des échanges plus constructifs si besoin je céde ma place à une femme

3) Giampiero

adhérent depuis un moment, bénévole mais papa depuis peu ; un peu plus de temps et ravi de réintégrer le CA intéressé

4) Simon

continuer le suivi GRH – envie d'être nombreux, envie d'être un meilleur employeur

5) Pierre

si j'ai voulu être coopété et si je me représente c'est pour assumer son rôle d'employeur le rôle d'employeur d'un membre de la collégiale qui différe d'un adhérent

6) Caroline

5 ans de CA / collégiale, j'ai appris plein de choses et envie de continuer avec le Repar et le suivi GRH ; problème d'agressions sexuelles : je soutiens ce combat contre les discriminations, droit à l'erreur et faire en collectif

7) Vincent

A la cyclo depuis 4 ans, j'avais jamais senti le besoin de me présenter à la collégiale. Aujourd'hui j'ai envie d'aider le groupe à assumer la fonction employeur, et à bien gérer l'asso en fonction des ressources salarié.e.s / bénévoles disponibles. J'aimerais faire un peu moins de compte et suivre plutôt l'aspect parternaires.

8) Anja

j'ai hésité au vue de ce qui s'est passé mais pour assurer un peu de parité je me suis décidé… travailler sur la communication au sein du collectif ; affirmer les valeurs anti sexistes ; soirée mani'velles

9) Valérie

parcours classique adhérente depuis 6 ans, appris la mécanique, j'ai été cooptée il y a 2 ans car il manquait de femmes:); sécuriser le salariat dans la gestion du temps ; être dans la collégiale : droits et devoirs ; on travaille sur la finalisation d'un livret du bénévole ; envie de continuer

10) William : Une petite profession pour une grande cyclo :

Voilà bientôt 2 ans que j'ai découvert la Cyclofficine. Au-delà de la mécanique qui nous rapproche toutes.s, j'y ai appris plein de choses et j'en apprends à chaque fois que je pousse la porte : animer un atelier, il faut encore que je trouve des solutions pour qu'il s'autogere parce que c'est épuisant ; accueillir les enfants de Fougères, pas toujours facile mais bien rigolo ; animer à mon échelle le rôle d'employeur : faire des fiches de paie, être à l'écoute de nos chers et tendres salariées ; accueillir de nouveaux.elles adhérantes.s, pas toujours très confiantes.s vis à vis de leurs appetances à la mecanique mais toujours motivées.s ; découvrir le petit monde des ateliers d'autoreparation, nous ne sommes pas seuls et c'est cool.

Il me reste encore plein de choses à découvrir, nous avons la une merveille que l'on doit respecter pour l'ensemble de ses adhérents, nos salariées, ses valeurs, ses partenaires, les citoyennes des quartiers de Fougères et Gambetta.

Il me semble que les statuts de la Cyclofficine ont été dans le sens que chacun puisse trouver sa place et que l'ensemble des initiatives portées par les adhérents devraient être suivi par la collégiale. Ainsi la prise d'initiaves ne devrait pas être remise en cause par l'un des membres de la collégiale en dehors d'une mise en péril de celle-ci ou de ses adherents.

A la dernière AG, je n'avais pas de visibilité sur le fonctionnement de la Cyclofficine (Niveau d'engagement de la collégiale, rôle de l'employeur...). C'est pourquoi, je n'ai pas souhaité poser ma candidature. J'avais neanmoins l'idee d'intégrer celle-ci en cours d'année si j'arrivais à m'impliquer dans ce projet. Je présente ainsi ma candidature pour la collégiale.

J'ai transmis à Vincent ma procuration et ma lettre de candidature à la collégiale.

11) Olivier

je suis désolé de ne pas présenter ma candidature moi même, j'ai découvert l'envers du décor,…. À l'heure actuelle je m'implique dans les ateliers, j'ai découvert de nouvelles personnes et de nouvelles façon de pensées

12) Coline

j'étais dans la collégiale, je suis devenue salariée, j'avais décidé de prendre du recul mais besoin de signer des papiers et nécessité d'avoir une voix des salariés au sein de la collégiale ; défendre les droits des salariés

Vote Elections de la collégiale du 6 juin 2019

ADHÉRENT.ES PRÉSENT.ES À JOUR DE COTISATION : 38

NOMBRE  VOTANT.E.S : 32

PROCURATIONS : 13

NON VOTANT.ES : 6

BULLETINS DE VOTES : 45 CANDIDATS :

1) ROMAIN DENOYER > 36 VOIX > ELU 2) JEAN-LOUIS PERES > 38 VOIX > ELU 3) GIAMPERIO RIPANTI > 41 VOIX > ELU 4) SIMON JAHNICH > 45 VOIX > ELU 5) PIERRE ERIC LETELLIER > 41 VOIX > ELU 6) CAROLINE ROUSSEAU > 43 VOIX > ELUE 7) VINCENT GUERPILLON > 41 VOIX > ELU 8) ANJA NANMANN > 41 VOIX > ELUE 9) VALÉRIE ROCHET > 40 VOIX > ELUE 10) WILLIAM DARBOIS > 37 VOIX > ELU 12) COLINE LOISON > 43 VOIX > ELUE

Les candidat-e-s sont élu-e-s

Remarque : 11) OLIVIER CLAUDE > 28 VOIX > NON ELU