Quoi ?

véloterie /ve.lɔt.ʁi/ : loterie (par exemple du type quine) pour laisser le sort distribuer des vélos ou pièces de vélos.

Quand ?

Ce mois-ci

Pourquoi ?

Pour dépasser la Vente aux enchères.

On sait, notamment depuis la Sociologie de la bourgeoisie, des Pinçon-Charlot : le rôle que joue la sociabilité mondaine (qui s’opère notamment dans les lieux du capital culturel : opéras, Vente aux enchères, vernissages, ..) dans la perpétuation du sentiment de classe des riches, et dans la mise en œuvre des solidarités et des efficacités de réseaux aux seins desquels le pouvoir de chacun-e est démultiplié par celui des autres.

On sait, qu’il faut faire des riches notre exemple : en cultivant notre sociabilité militante, notamment par des rassemblements plus larges qu’au quotidien, comme à l’occasion d’évènements du genre bourse ou ventes ; mais à condition cependant que ces évènements ne nourrissent pas pour commencer les inégalités entre-nous.

Robin des bikes, c’est séduisant, mais ça n’est pas éthique, car comme l’Impôt, Robin requiert les inégalités qu’il combat : il faut des riches pour donner aux pauvres, au lieu d’empêcher en premier lieu les riches de le devenir.

C’est pourquoi au lieu de nous mettre en concurrence dans un domaine où nous sommes encore violamment inégaux et inégales comme c’est le cas sur le champ de bataille économique ; je propose plutôt ne nous en remettre au hasard ; et de regarder par exemple du côté de la Quine, dont pour ma part mon enfance m’a laissé de bons souvenirs de rencontres et de convivialité.

Si toutefois nous décidions de persévérer dans la vente combative nous pourrions au moins regarder du côté des mécanismes d’enchère non-manipulables où la seule stratégie rationnelle est d’enchérir à la valeur dont on estime réellement le vélo : comme c’est le cas dans une enchère de Vickrey (enchère scellée unique au second prix), utilisée notamment par Google ou Yahoo! pour vendre des mots (sic) aux colons de notre temps de cerveau disponible.