Aux cyclofficines on contribue pour la Prévoyance, même si ce n’est pas obligatoire (ça le sera en 2016).

Le mot est trompeur. Quant on parle de Prévoyance, on s’attend à une protection du-de la salarié-e. Et bien non. Ça n’est utile qu’à l’employeureuse, exclusivement.

Cette « protection » intervient dans le cas d’un Arrêt maladie, d’un Maternité ou d’un Accident du travail et est au bénéfice de l’employeureuse.

En cas d’arrêt, une partie du Salaire concernant la période d’arrêt est versée par la Sécurité sociale (les indemnités journalières) et une partie par l’employeureuse.

Les contributions de prévoyance permettent à l’employeureuse de se faire rembourser une partie de ce qu’elle doit verser à son-sa salarié-e par l’organisme correspondant (c’est un peu le même principe que la mutuelle pour les frais médicaux pour les particulier-e-s). Ainsi cette Contribution sociale ne sert qu’à ellui.

Logiquement, on s’attendrait à ce que seul-e l’employeureuse contribue à cet organisme qui ne sert qu’à ellui. Or, chez nous le contrat stipule un partage de la Cotisation sociale à 50/50 entre le-la salarié-e et l’employeureuse.

Ainsi, le-la salarié-e prend en charge la moitié des contributions à l’organisme qui rembourse l’employeureuse de ce qu’ille verse au-à la salarié-e en cas d’arrêt.

2 possibilités s’offrent à nous :

  • on considère normal que le-la salarié-e soit solidaire de son employeureuse et participe à la Contribution sociale permettant le remboursement de ce que l’employeureuse lui versera s’ille s’arrête (raccourci schématique critiquable mais c’est l’idée générale qu’il faut retenir) et on garde le contrat tel quel,

  • on considère que seul-e l’employeureuse doit assumer une Contribution sociale qui ne lui ouvre des droits qu’à ellui et dans ce cas on demande une modification du contrat.

Les cyclofficines n’ont pas les moyens de participer au paiement d’une mutuelle professionnelle pour les salarié-e-s.