Ajout : compte-rendu
authorJulien Moutinho <julm@cyclocoop.org>
Wed, 11 Jun 2014 22:45:36 +0000 (00:45 +0200)
committerJulien Moutinho <julm@cyclocoop.org>
Wed, 11 Jun 2014 22:45:36 +0000 (00:45 +0200)
Agenda/2014/06/10/19h30-21h30/Réunion_mensuelle_inter-cyclofficine.mdwn
Salariat/Convention_collective.mdwn [deleted file]
Salariat/Document/Convention/Collective.mdwn
Salariat/Document/Convention/Mise-à-disposition.mdwn
Salariat/MAD.mdwn [deleted file]
ikiwiki.setup

index cc4d655..153f60a 100644 (file)
@@ -16,26 +16,76 @@ De 19h30 à 21h30.
 
 # Représentation
 [[!poll id="inscriptions"
- 0="tilman Severine Romain" "j’en suis !"
+ 0="Aline Simone Cecile Tilman Anne-Lise Una Giampiero Severine julm Stef Nicolas Stéphane Romain Thong" "j’en suis !"
  0="Pedro" "sans moi =("
  ]]
 
 # Ordre du jour
 
-## [[Public/Gouvernement]]
-0. Discussion et répartition des [[camarade]]s dans les [[Groupes de travail co-responsable|Gouvernement]]
+## [[Gouvernement]]
+0. Discussion et répartition des [[camarade]]s
+dans les [[Groupes de travail co-responsable|Gouvernement]]
 
-## [[Public/Cyberautonomie]]
-0. Publication du [[Public/Cyberautonomie/CycloWiki]].
-Déjà voté lors de l'inter-réunion du mois de mai mais comme on était que 5...
+## [[Cyberautonomie]]
+0. Publication du [[Cyberautonomie/CycloWiki]].
+Déjà voté lors de l’inter-réunion du mois de mai
+mais comme on était que 5...
 
-## [[Public/Économie]]
-0. Publication mensuelle de la [[Public/Comptabilité]].
+## [[Comptabilité]]
+0. Publication mensuelle de la [[Comptabilité]].
 Déjà voté lors de l'inter-réunion du mois de mai mais comme on était que 5...
 0. La mise à disposition de salarié-e-s
 
-## [[Public/Salariat]]
-0. Congés : organisation, annonce, décompte, signification des fermetures d'ateliers, des participations aux évènements, conséquences pour celleux qui n'y participent pas etc. On se met d'accord sur des pratiques et sur leur sens.
+## [[Salariat]]
+0. Congés : organisation, annonce, décompte, signification des fermetures
+d’ateliers, des participations aux évènements, conséquences pour celleux qui
+n’y participent pas etc. On se met d’accord sur des pratiques et sur leur sens.
 0. Convention collective : le mot de la fin
 
 # Compte rendu
+- Discussion sur les termes « Groupe de travail co-responsable »
+- Remue-méninges.
+- Questionnement sur les groupes de travail.
+
+## [[Cyberautonomie/CycloForum]]
+- Plus « user-friendly ».
+- Plus de visibilité et d’archivage.
+- **Déçision** : on essaye.
+
+## [[Cyberautonomie/CycloWiki]]
+- **Déçision** : publication dans un mois.
+
+## Site Web
+- [[Camarade/Giampiero]] : parler à celleux
+qui n’ont pas intérêt à comprendre tout.
+
+## Groupes
+- Important de toujours se laisser la possibilité,
+       de faire des choix différents entre [[cyclofficine]]s.
+- Besoin de travailler le vocabulaire collectivement.
+
+## [[Comptabilité]]
+- **Déçision** : Publication mensuelle
+sur le [[Cyberautonomie/CycloWiki]] et dans les ateliers.
+
+## Mise-à-disposition de salarié-e-s
+- Voir : [[Salariat/Document/Convention/Mise-à-disposition]].
+- Solution : se vendre entre-nous sous-forme de [[Financement/Prest’action]]s.
+
+## Congés des salarié-e-s
+- Actuellement on fonctionne « à la comme ça ».
+- Être rigoureux sur les termes et sur ce que
+       l’on considère travail ou pas lors des évènements militants.
+- Commencer par définir ce que l’on considère comme fermeture.
+- Combien on s’accorde de [[Salariat/congé]]s ?
+- Se fixer une règle est important
+       car spontanément chacun-e ne s’autorise pas les mêmes choses.
+- **Déçision** : besoin de discuter davantage.
+
+## Convention collective
+- Voir : [[Convention_collective|Salariat/Document/Convention/Collective]].
+- **Déçision** : on reste dans la
+  [[Convention collective de l’Animation|Salariat/Document/Convention/Collective/Animation]].
+- On doit payer ~4_000€ de régularisation : essayer d’avoir un échellonnement.
+- **Déçision** : prendre rendez-vous avec une avocat-e camarade
+       pour savoir quels recours il est possible de faire contre [[Société/PPSJ]].
diff --git a/Salariat/Convention_collective.mdwn b/Salariat/Convention_collective.mdwn
deleted file mode 100644 (file)
index ae0f88b..0000000
+++ /dev/null
@@ -1,229 +0,0 @@
-#Qu'est-ce qu'une convention collective
-
-## Définition
-La convention collective est un accord écrit conclu entre :
-- un ou plusieurs employeurs, organisations d’employeurs ou associations d’employeurs;
-- une ou plusieurs organisations syndicales représentatives de salarié-e-s.
-
-Elle précise, ou détermine selon les thèmes, les conditions de travail, les droits sociaux,
-les conditions de formation professionnel, des salarié-e-s.
-
-Elle peut être :
-- interprofessionnelle (une ou plusieurs catégories professionnelles)
-- de branche (ensemble d’une profession)
-- de groupe (un groupe d’entreprises)
-- d’entreprise ou d’établissement (l’entreprise ou de l’établissement).
-
-## Points abordés
-Elle traite par exemple :
-- l’embauche (période d’essai, salaires, primes, etc);
-- le contrat de travail (rédaction, clauses, éxécution, rupture);
-- les garanties sociales (rémunération pendant l'arrêt maladie)
-- la formation professionnelle.
-
-## Utilité
-Une convention collective précise ou complète la loi. Elle peut également définir des dispositions
-plus favorables aux salarié-e-s que le code du travail.
-
-Pendant longtemps, elle n'a pu se prononcer que sur les points sur lesquels la loi ne stipulait rien
-ou améliorer les dispositions énoncées par la loi au bénéfice des salarié-e-s. Depuis la loi du 4 mai 2004, une convention collective peut déroger à la loi dans un sens moins favorable aux salariés.
-
-# Une convention collective est-elle obligatoire et si oui, laquelle appliquer?
-
-## Une convention collective n'est pas toujours obligatoire mais est souhaitable
-
-Avant de savoir s'il est ou non obligatoire d'appliquer une convention collective,
-il est bon de rappeler que c'est souhaitable. Parce qu'une convention collective :
-
-- lève certaines ambiguités du code du travail;
-- énonces souvent des dispositions plus favorables aux salarié-e-s que le code
-du travail;
-- énonce des dispositions pour les situations non traitées par la loi.
-
-Tout ceci allant dans le sens d'une meilleure protection des salarié-e-s et d'une meilleure
-clarté dans les relations employeur-employé-e-s.
-
-## D'accord, mais juste pour savoir : c'est obligatoire ou pas?
-Tout dépend du type de convention collective considérée et de l'activité de l'entreprise/association.
-
-- convention collective non étendue : 
-       - l'entreprise/association est signataire de la convention ou membre d'une organisation
-patronale signataire;
-       - par choix, si l'entreprise/association n'est pas signataire;
-- convention collective étendue : cette dernière s'applique à toute entreprise/association
-, signataire ou non, dès lors que son activité entre dans le champ d'application de la
-convention.
-
-Toutes les conventions nationales sont étendues.
-
-## Critères de détermination
-
-### Le champ d'application de la convention
-Toute convention collective :
-- dresse la liste des code APE (classification des secteurs d'activité de l'INSEE) des employeurs concernés;
-- explicite et complète ces informations grâce au détail des activités concrètes concenrnées et leurs finalités;
-- précise si elle est étendue ou non.
-
-Ces informations permettent de situer l'activité de la structure employeuse et ainsi, de savoir si l'on entre dans
-d'application de la convention, et si oui, de manière obligatoire ou non.
-
-### L'activité de la structure employeuse
-Le critère a considérer du côte de l'entreprise/association est son activité.
-En cas d'activités multiples, retenir l'activité principale. Ceci peut-être déterminé par :
-- la répartition du temps salarié sur les différentes acitivtés,
-- la part de chiffre d'affaire/budget de chacune des activités.
-
-# Obligation de l'employeur
-
-## Mise à disposition d'un exemplaire à jour de la convention dans les locaux de l'entreprise/association
-L'employeur doit afficher dans les locaux de l'entreprise/association, un avis comportant
-les informations suivantes :
-- intitulé des conventions et accords collectifs en vigueur dans l’entreprise (à jour)
-- l’endroit où ces textes sont mis à disposition
-- les modalités permettant de les consulter pendant le temps de travail.
-
-Si la structure est doté d'un intranet, un exmeplaire de la convention à jour doit y figurer.
-
-A défaut de tout ceci, l'employeur encourt :
-- des sanctions pénales pour non respect de l'affichage;
-- une inopposabilité de la convention aux salarié-e-s.
-
-## Remise d'une notice au moment de l'embauche
-Notice d’information relative aux textes conventionnels applicables dans la structure employeuse.
-Différente d'un résumé de la convention collective, elle peut notamment contenir des
-références aux textes applicables, le lieu de consultation de ces textes, des explications sur leur nature.
-Toutefois, la loi ne prévoit pas de sanction si l'employeur ne remet pas cette notice.
-
-## Mention de la convention collective appliquée sur les bulletins de salaire
-Si la convention collective apliquée au sein de la structure employeuse n'est pas mentionnée sur le bulletin
-de salaire, les salarié-e-s peuvent demander des dommages-intérêts.
-
-Si la convention collective mentionnée sur le bulletin de salaire ne correspond pas à celle
-applicable au regard de l'activité de la structure, deux possibilités s'offrent aux salarié-e-s :
-- se réclamer de la convention mentionnée sur le bulletin de salaire si elle est plus avantageuse pour
-elleux que celle applicable;
-- se réclamer de celle applicable dans le cas contraire.
-
-## Mention de la convention collective sur le contrat de travail
-La mention de la convention collective aplliquée au sein de la structure n'est pas
-obligatoire. Si elle y est mentionnée, ceci représente un engagement contractuel à 
-appliquer la convention collective mentionnée, même s'il
-ne s'agit pas de celle applicable au sein de la structure au regard de son activité.
-
-Dans ce dernier cas, les possibilités offertes aux salarié-e-s sont les mêmes que ci-dessus.
-
-(NB : ce type de dénonciation relève du Conseil des rud'hommes et peut se faire à titre individuelle (ne 
-nécessite pas un accord de tou-te-s les salarié-e-s).
-
-## La consultation des représentant-e-ss du personnel
-Un exemplaire de la convention collective doit être remis aux représentant-e-s du personnel
- ainsi qu’aux délégués syndicaux ou aux salariés mandatés.
-
-## Dépôt auprès de l’inspecteur du travail (convention collective non étendue seulement)
-Dépôt obligatoire d'un exeplaire auprès de la Direccte et du greffe des prud'hommes.
-
-`A compléter`
-
-# Les Cyclofficine et la convention collective de l'animation
-A l'origine elle s'appelait «convention de l'animation socioculturelle» et date du 28 juin 1988.
-
-Elle est devenue «convention collective de l'animation» par avenant n° 56 du 6-6-2001 applicable à compter du 6-6-2001 étendu par arrêté du 5-2-2002, JO 15-2-2002.
-
-## Champ d'application
-
-### Convention collective nationale étendue
-Toute convention collective «nationale» est étendue.
-
-### Liste des APE concernés
-Le champ d'application précise que sont notamment visés  les organismes et associations (à l'exception de ceux relevant de la CCN des Centres sociaux) répertoriés sous les codes APE suivants de la nomenclature INSEE de 1973 :
-
-- 9615 et 9622 « Gestion d'équipements culturels et socio- éducatifs » ;
-- 9616 et 9623 « Associations culturelles et socioéducatives » ;
-- 9618 et 9625 seulement pour les associations de loisirs et de plein air ;
-- 6712 seulement pour les centres de vacances et loisirs sans hébergement ;
-- 6713 seulement pour les auberges de jeunesse ;
-- Organismes et associations répertoriés sous le n° 9723 exerçant les activités 
-ainsi définies ou des activités d'administration ou de coordination des organismes 
-ou associations visés par la convention à l'exclusion des comités d'entreprise.
-
-### Détails du champ d'application
-«***Titre Ier : Dispositions générales***
-***Champ d'application***
-*Article 1.1*
-*En vigueur étendu*
-*La convention collective de l'animation règle, sur l'ensemble du territoire *
-*y compris les DOM, les relations entre les employeurs et les salariés des entreprises de*
-*droit privé, sans but lucratif, qui développent à titre principal des activités *
-*d'intérêt social dans les domaines culturels, éducatifs, de loisirs et de plein air,*
-*notamment par des actions continues ou ponctuelles d'animation, de diffusion ou*
-*d'information créatives ou récréatives ouvertes à toute catégorie de population.*
-
-*La convention collective de l'animation s'applique également, sur l'ensemble du*
-*territoire y compris les DOM, aux entreprises de droit privé sans but lucratif, qui*
-*développent à titre principal des activités d'intérêt général de protection de la nature* 
-*et de l'environnement, notamment par des actions continues ou ponctuelles, de*
-*protection de la conservation des sites et espèces, d'éducation à l'environnement,* 
-*d'études, de contributions au débat public, de formation, de diffusion,*
-*d'information ouvertes à toute catégorie de population.*
-
-*Les organismes concernés par la présente convention exercent généralement une ou plusieurs activités parmi les suivantes :
-- l'accueil collectif de groupes tels que centre de loisirs et centres de vacances pour mineurs, classes de découverte, centre de vacances pour majeurs handicapés ;
-- l'enseignement de toute matière, à tout public pendant ses heures de loisirs tels que école de danse, de musique, d'art plastique, d'art dramatique, de sport, etc. ;
-- les activités complémentaires situées dans le temps scolaire telles que contrats d'aménagement du temps de l'enfant, aménagement du rythme de vie de l'enfant ;
-- les activités d'accueil et d'animation post et périscolaires telles que accueil (matin et/ou midi et/ou soir), accompagnement et soutien scolaire, garderies, études
-surveillées, etc. ;
-- les activités d'accueil temporaire de la petite enfance telles que haltes-garderies, crèches parentales ;
-- les activités de développement et de diffusion culturelles telles que centres de culture scientifique et technique, bibliothèques, ludothèques, médiathèques, musées
-
-- les activités d'information, de découverte de l'environnement et du patrimoine telles que écomusées, centres permanents d'initiation à l'environnement, maisons
-de la nature, fermes pédagogiques, chantiers de jeunes, etc. ;
-- les activités d'information, d'orientation et de prévention à destination de la jeunesse telles que centres régionaux information jeunesse, bureau information
-jeunesse, points information jeunes, missions locales, permanences accueil information orientation (PAIO), ateliers pédagogiques personnalisés, développement
-social urbain, développement social des quartiers, etc. ;
-- les activités de scoutisme ;
-- les activités de formation aux métiers spécifiques à la branche d'activité ;
-- la gestion d'équipements accueillant une ou plusieurs des activités relevant de la présente convention tels que maisons des jeunes et de la culture, maison pour
-tous, maisons de quartier, maisons des associations, foyers ruraux, etc. ;
-- la mise à disposition de personnel intervenant dans les activités relevant de la présente convention telles que profession sport, etc. ;
-- les activités d'accueil et d'hébergement individuels et collectifs de courte durée telles que auberges de jeunesse, centres internationaux de séjour, échanges
-internationaux ;
-- les activités d'administration et/ou de coordination d'organismes relevant de la présente convention telles que fédérations, mouvements, unions, offices des sports,
-office de la culture.*
-
-*Les associations et organismes d'accueil de jeunes enfants de moins de 6 ans visés aux articles R. 2324-16 et suivants du code de la santé publique, ainsi que leurs*
-*fédérations et regroupements, centres de gestion et de ressources relèvent de la convention collective nationale des centres sociaux et socioculturels et des*
-*associations adhérentes au SNAECSO (du 4 juin 1983), à l'exception :
-*- des associations et organismes accueillant des enfants de moins de 6 ans dont l'activité principale relève des articles R. 2324-16 et suivants du code de la santé*
-*publique qui appliquaient au 31 décembre 2004 la convention collective nationale de l'animation. Ces associations et organismes peuvent continuer à appliquer la*
-*convention collective nationale de l'animation ;*
-*- des associations et organismes accueillant des enfants de moins de 6 ans conformément aux articles R. 2324-16 et suivants du code de la santé publique dont*
-*l'activité principale est l'organisation des accueils collectifs de mineurs qui relèvent de la convention collective nationale de l'animation.*
-
-*Les équipements socio-éducatifs tels que les maisons de jeunes et de la culture ou les maisons pour tous appliquant la convention collective nationale de*
-*l'animation, qui ont obtenu ou qui obtiennent postérieurement au 1er janvier 2005, pour la conduite de leur activité, un agrément de la caisse d'allocations*
-*familiales au titre de prestation de services " animation globale et coordination " peuvent continuer à relever de la convention collective nationale de l'animation,*
-*sauf si la structure décide d'appliquer la convention collective nationale des personnels des centres sociaux et socioculturels et des associations adhérentes au*
-*SNAECSO.*
-
-D'autre part, la présente convention est applicable dans les groupements d'employeurs lorsque leur activité principale en relève.
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-Texte de loi : article L. 2251-1 du Code du travail
-Texte de loi : article L. 2221-2 du Code du travail
-Textes de loi : articles L. 2221-1, L. 2231-1 et L. 2231-3 du Code du travail
-Texte de loi : article R. 2262-1 du Code du travail
-Textes de loi : articles R. 3243-1 à -5 du Code du travail
-Textes de loi : articles L. 2132-3, L. 2262-9 à -11 et R. 2262-2 du Code du travail.
-Textes de loi : articles D. 2231-2 et suivants, R. 2231-9 du code du travail
-
-
-
index 8a35caf..de8b7f7 100644 (file)
@@ -1,4 +1,311 @@
 [[!meta title="Convention collective"]]
+[[!sidebar var=TOC content=""" **Sommaire** [[!toc levels=3]]"""]]
+
+# Qu’est-ce qu’une convention collective
+
+## Définition
+La convention collective est un accord écrit conclu entre :
+
+- un ou plusieurs employeurs, organisations d’employeurs ou associations d’employeurs ;
+- une ou plusieurs organisations syndicales représentatives de salarié-e-s.
+
+Elle précise, ou détermine selon les thèmes, les conditions de travail, les droits sociaux,
+les conditions de formation professionnel, des salarié-e-s.
+
+Elle peut être :
+
+- interprofessionnelle (une ou plusieurs catégories professionnelles)
+- de branche (ensemble d’une profession)
+- de groupe (un groupe d’entreprises)
+- d’entreprise ou d’établissement (l’entreprise ou de l’établissement).
+
+## Points abordés
+Elle traite par exemple :
+
+- l’embauche (période d’essai, salaires, primes, etc.) ;
+- le contrat de travail (rédaction, clauses, éxécution, rupture) ;
+- les garanties sociales (rémunération pendant l’arrêt maladie)
+- la formation professionnelle.
+
+## Utilité
+Une convention collective précise ou complète la loi.
+Elle peut également définir des dispositions
+plus favorables aux salarié-e-s que le code du travail.
+
+Pendant longtemps, elle n’a pu se prononcer que sur les points
+sur lesquels la loi ne stipulait rien
+ou améliorer les dispositions énoncées par la loi au bénéfice
+des salarié-e-s. Depuis la loi du 4 mai 2004, une convention
+collective peut déroger à la loi dans un sens moins favorable
+aux salariés.
+
+# Une convention collective est-elle obligatoire et si oui, laquelle appliquer?
+
+## Une convention collective n’est pas toujours obligatoire mais est souhaitable
+
+Avant de savoir s’il est ou non obligatoire d’appliquer une convention collective,
+il est bon de rappeler que c’est souhaitable. Parce qu’une convention collective :
+
+- lève certaines ambiguités du code du travail ;
+- énonces souvent des dispositions plus favorables aux salarié-e-s que le code
+du travail ;
+- énonce des dispositions pour les situations non traitées par la loi.
+
+Tout ceci allant dans le sens d’une meilleure protection des salarié-e-s et d’une meilleure
+clarté dans les relations employeur-employé-e-s.
+
+## D’accord, mais juste pour savoir : c’est obligatoire ou pas?
+Tout dépend du type de convention collective considérée et de l’activité de l’entreprise/association.
+
+- convention collective non étendue : 
+       - l’entreprise/association est signataire de la convention ou
+               membre d’une organisation patronale signataire ;
+       - par choix, si l’entreprise/association n’est pas signataire ;
+- convention collective étendue : cette dernière s’applique à
+       toute entreprise/association, signataire ou non, dès lors que
+       son activité entre dans le champ d’application de la convention.
+
+Toutes les conventions nationales sont étendues.
+
+## Critères de détermination
+
+### Le champ d’application de la convention
+Toute convention collective :
+
+- dresse la liste des code APE (classification des secteurs
+       d’activité de l’INSEE) des employeurs concernés ;
+- explicite et complète ces informations grâce au détail des
+       activités concrètes concenrnées et leurs finalités ;
+- précise si elle est étendue ou non.
+
+Ces informations permettent de situer l’activité de la structure
+employeuse et ainsi, de savoir si l’on entre dans d’application
+de la convention, et si oui, de manière obligatoire ou non.
+
+### L’activité de la structure employeuse
+Le critère a considérer du côte de l’entreprise/association est son activité.
+En cas d’activités multiples, retenir l’activité principale.  
+Ceci peut-être déterminé par :
+
+- la répartition du temps salarié sur les différentes acitivtés,
+- la part de chiffre d’affaire/budget de chacune des activités.
+
+# Obligation de l’employeur
+
+## Mise à disposition d’un exemplaire à jour de la convention dans les locaux de l’entreprise/association
+L’employeur doit afficher dans les locaux de l’entreprise/association, un avis comportant
+les informations suivantes :
+
+- intitulé des conventions et accords collectifs en vigueur dans l’entreprise (à jour)
+- l’endroit où ces textes sont mis à disposition
+- les modalités permettant de les consulter pendant le temps de travail.
+
+Si la structure est doté d’un intranet, un exmeplaire de la convention à jour doit y figurer.
+
+A défaut de tout ceci, l’employeur encourt :
+
+- des sanctions pénales pour non respect de l’affichage ;
+- une inopposabilité de la convention aux salarié-e-s.
+
+## Remise d’une notice au moment de l’embauche
+Notice d’information relative aux textes conventionnels
+applicables dans la structure employeuse.
+Différente d’un résumé de la convention collective, elle peut
+notamment contenir des références aux textes applicables, le
+lieu de consultation de ces textes, des explications sur leur nature.
+Toutefois, la loi ne prévoit pas de sanction si l’employeur
+ne remet pas cette notice.
+
+## Mention de la convention collective appliquée sur les bulletins de salaire
+Si la convention collective apliquée au sein de la structure
+employeuse n’est pas mentionnée sur le bulletin
+de salaire, les salarié-e-s peuvent demander des dommages-intérêts.
+
+Si la convention collective mentionnée sur le bulletin de
+salaire ne correspond pas à celle applicable au regard de
+l’activité de la structure, deux possibilités s’offrent aux salarié-e-s :
+
+- se réclamer de la convention mentionnée sur le bulletin de
+       salaire si elle est plus avantageuse pour elleux que celle applicable ;
+- se réclamer de celle applicable dans le cas contraire.
+
+## Mention de la convention collective sur le contrat de travail
+La mention de la convention collective aplliquée au sein de la
+structure n’est pas obligatoire. Si elle y est mentionnée, ceci
+représente un engagement contractuel à appliquer la convention
+collective mentionnée, même s’il ne s’agit pas de celle
+applicable au sein de la structure au regard de son activité.
+
+Dans ce dernier cas, les possibilités offertes aux salarié-e-s
+sont les mêmes que ci-dessus.
+
+(NB : ce type de dénonciation relève du Conseil des Prud’hommes
+et peut se faire à titre individuelle (ne nécessite pas un
+accord de tou-te-s les salarié-e-s).
+
+## La consultation des représentant-e-ss du personnel
+Un exemplaire de la convention collective doit être remis aux
+représentant-e-s du personnel ainsi qu’aux délégués syndicaux ou
+aux salariés mandatés.
+
+## Dépôt auprès de l’inspecteur du travail (convention collective non étendue seulement)
+Dépôt obligatoire d’un exeplaire auprès de la Direccte et du
+greffe des prud’hommes.
+
+> **À compléter**
+
+# Les Cyclofficine et la convention collective de l’animation
+A l’origine elle s’appelait « convention de l’animation
+socioculturelle » et date du 28 juin 1988.
+
+Elle est devenue « convention collective de l’animation » par
+avenant n° 56 du 6-6-2001 applicable à compter du 6-6-2001
+étendu par arrêté du 5-2-2002, JO 15-2-2002.
+
+## Champ d’application
+
+### Convention collective nationale étendue
+Toute convention collective « nationale » est étendue.
+
+### Liste des APE concernés
+Le champ d’application précise que sont notamment visés  les
+organismes et associations (à l’exception de ceux relevant de la
+CCN des Centres sociaux) répertoriés sous les codes APE suivants
+de la nomenclature INSEE de 1973 :
+
+- 9615 et 9622 « Gestion d’équipements culturels et socio- éducatifs » ;
+- 9616 et 9623 « Associations culturelles et socioéducatives » ;
+- 9618 et 9625 seulement pour les associations de loisirs et de plein air ;
+- 6712 seulement pour les centres de vacances et loisirs sans hébergement ;
+- 6713 seulement pour les auberges de jeunesse ;
+- Organismes et associations répertoriés sous le n° 9723 exerçant les activités 
+ainsi définies ou des activités d’administration ou de coordination des organismes 
+ou associations visés par la convention à l’exclusion des comités d’entreprise.
+
+### Détails du champ d’application
+> **Titre Ier : Dispositions générales**
+> **Champ d’application**
+>
+> Article 1.1  
+> En vigueur étendu.
+>
+> La convention collective de l’animation règle, sur l’ensemble
+> du territoire y compris les DOM, les relations entre les
+> employeurs et les salariés des entreprises de droit privé,
+> sans but lucratif, qui développent à titre principal des
+> activités d’intérêt social dans les domaines culturels,
+> éducatifs, de loisirs et de plein air, notamment par des
+> actions continues ou ponctuelles d’animation, de diffusion ou
+> d’information créatives ou récréatives ouvertes à toute
+> catégorie de population.
+> 
+> La convention collective de l’animation s’applique également,
+> sur l’ensemble du territoire y compris les DOM, aux
+> entreprises de droit privé sans but lucratif, qui développent
+> à titre principal des activités d’intérêt général de
+> protection de la nature et de l’environnement, notamment par
+> des actions continues ou ponctuelles, de protection de la
+> conservation des sites et espèces, d’éducation à
+> l’environnement, d’études, de contributions au débat public,
+> de formation, de diffusion, d’information ouvertes à toute
+> catégorie de population.
+> 
+> Les organismes concernés par la présente convention exercent
+> généralement une ou plusieurs activités parmi les suivantes :
+> 
+> - l’accueil collectif de groupes tels que centre de loisirs et
+> centres de vacances pour mineurs, classes de découverte,
+> centre de vacances pour majeurs handicapés ;
+> - l’enseignement de toute matière, à tout public pendant ses
+> heures de loisirs tels que école de danse, de musique, d’art
+> plastique, d’art dramatique, de sport, etc. ;
+> - les activités complémentaires situées dans le temps scolaire
+> telles que contrats d’aménagement du temps de l’enfant,
+> aménagement du rythme de vie de l’enfant ;
+> - les activités d’accueil et d’animation post et périscolaires
+> telles que accueil (matin et/ou midi et/ou soir),
+> accompagnement et soutien scolaire, garderies, études
+> surveillées, etc. ;
+> - les activités d’accueil temporaire de la petite enfance
+> telles que haltes-garderies, crèches parentales ;
+> - les activités de développement et de diffusion culturelles
+> telles que centres de culture scientifique et technique,
+> bibliothèques, ludothèques, médiathèques, musées
+> 
+> - les activités d’information, de découverte de
+> l’environnement et du patrimoine telles que écomusées, centres
+> permanents d’initiation à l’environnement, maisons
+> de la nature, fermes pédagogiques, chantiers de jeunes, etc. ;
+> - les activités d’information, d’orientation et de prévention
+> à destination de la jeunesse telles que centres régionaux
+> information jeunesse, bureau information
+> jeunesse, points information jeunes, missions locales,
+> permanences accueil information orientation (PAIO), ateliers
+> pédagogiques personnalisés, développement
+> social urbain, développement social des quartiers, etc. ;
+> - les activités de scoutisme ;
+> - les activités de formation aux métiers spécifiques à la branche d’activité ;
+> - la gestion d’équipements accueillant une ou plusieurs des
+> activités relevant de la présente convention tels que maisons
+> des jeunes et de la culture, maison pour
+> tous, maisons de quartier, maisons des associations, foyers ruraux, etc. ;
+> - la mise à disposition de personnel intervenant dans les
+> activités relevant de la présente convention telles que
+> profession sport, etc. ;
+> - les activités d’accueil et d’hébergement individuels et
+> collectifs de courte durée telles que auberges de jeunesse,
+> centres internationaux de séjour, échanges internationaux ;
+> - les activités d’administration et/ou de coordination
+> d’organismes relevant de la présente convention telles que
+> fédérations, mouvements, unions, offices des sports,
+> office de la culture.
+> 
+> Les associations et organismes d’accueil de jeunes enfants de
+> moins de 6 ans visés aux articles R. 2324-16 et suivants du
+> code de la santé publique, ainsi que leurs
+> fédérations et regroupements, centres de gestion et de
+> ressources relèvent de la convention collective nationale des
+> centres sociaux et socioculturels et des
+> associations adhérentes au SNAECSO (du 4 juin 1983), à l’exception :
+> - des associations et organismes accueillant des enfants de
+> moins de 6 ans dont l’activité principale relève des articles
+> R. 2324-16 et suivants du code de la santé
+> publique qui appliquaient au 31 décembre 2004 la convention
+> collective nationale de l’animation. Ces associations et
+> organismes peuvent continuer à appliquer la
+> convention collective nationale de l’animation ;
+> - des associations et organismes accueillant des enfants de
+> moins de 6 ans conformément aux articles R. 2324-16 et
+> suivants du code de la santé publique dont
+> l’activité principale est l’organisation des accueils
+> collectifs de mineurs qui relèvent de la convention collective
+> nationale de l’animation.
+> 
+> Les équipements socio-éducatifs tels que les maisons de jeunes
+> et de la culture ou les maisons pour tous appliquant la
+> convention collective nationale de
+> l’animation, qui ont obtenu ou qui obtiennent postérieurement
+> au 1er janvier 2005, pour la conduite de leur activité, un
+> agrément de la caisse d’allocations
+> familiales au titre de prestation de services « animation
+> globale et coordination » peuvent continuer à relever de la
+> convention collective nationale de l’animation,
+> sauf si la structure décide d’appliquer la convention
+> collective nationale des personnels des centres sociaux et
+> socioculturels et des associations adhérentes au [[Société/SNAECSO]].
+> 
+> D’autre part, la présente convention est applicable dans les
+> groupements d’employeurs lorsque leur activité principale en relève.
+
+
+- Texte de loi : article L. 2251-1 du Code du travail
+- Texte de loi : article L. 2221-2 du Code du travail
+- Textes de loi : articles L. 2221-1, L. 2231-1 et L. 2231-3 du Code du travail
+- Texte de loi : article R. 2262-1 du Code du travail
+- Textes de loi : articles R. 3243-1 à -5 du Code du travail
+- Textes de loi : articles L. 2132-3, L. 2262-9 à -11 et R. 2262-2 du Code du travail.
+- Textes de loi : articles D. 2231-2 et suivants, R. 2231-9 du code du travail
+
 
 # [[!pagecount pages="page(./Collective/*) and !*/Discussion"]] pages
 [[!map pages="page(./Collective/*) and !*/Discussion" show="title"]]
index e69de29..55a6fef 100644 (file)
@@ -0,0 +1,273 @@
+[[!meta title="Mise à disposition de salarié-e-s"]]
+[[!sidebar var=TOC content=""" **Sommaire** [[!toc levels=2]]"""]]
+
+Pour partager des emplois, plusieurs solutions existent, dont le groupement
+d’employeurs ou la mise à disposition de personnel. Il convient d’être 
+prudent-e-s en matière de mise à disposition de personnel.
+
+# La mise à disposition : une pratique très réglementée
+
+Dans le droit français, la mise à disposition de personnel n’a été conçue **que 
+pour les structures habilitées, en particulier les sociétés d’intérim**. Le
+principe général est donc que **les associations loi 1901, n’ont pas le droit 
+de pratiquer du prêt de main d’œuvre à « titre onéreux » ou « à but lucratif »** sans 
+risquer une mise en cause au niveau pénal pour délit de marchandage. 
+
+**Ce délit sanctionne les opérations de mise à disposition de personnel « à titre onéreux »
+effectuées dans le cadre de conventions dont c’est l’objet exclusif**.
+
+Le risque de délit existe même si un seul salarié est concerné et même si la
+mise à disposition s’effectue sur une durée déterminée.
+
+## Le prêt de main d’œuvre « à titre gratuit » 
+
+**Pour que la mise à disposition soit légale, il faut qu’elle soit conforme à 
+l’objet statutaire de l’association qui la pratique**. C’est le principe de la
+spécialité de l’objet. Le cas échéant, il faut modifier les statuts.
+
+**Historiquement, le seul prêt de main d’œuvre autorisé était celui effectué « à
+titre gratuit »**. Or, il n’était pas considéré que vendre en dessous du coût réel 
+correspondait à la définition « à titre gratuit ». « A titre gratuit » signifie 
+ne rien facturer du tout. Dès lors qu’on facture, même si c’est à l’euro/l’euro, 
+on réalise une opération « à titre onéreux ».
+
+## Le prêt de maind’oeuvre « à titre onéreux »
+La jurisprudence la plus récente admet les mises à disposition réalisées sans
+marge (refacturation à l’euro/l’euro) entre associations (sous réserve bien
+sûr d’une absence de fraude aux droits des salariés ou aux organismes
+sociaux).
+
+# Prêt de main d’oeuvre exclusif, prestation de service, sous-traitance et opérations illégales : des réalités à ne pas confondre.
+
+## Cas où les mauvaises pratiques peuvent être révélées
+
+### Un contrôle de l’Inspection du Travail
+### Un litige avec le-la salarié-e
+### Un accident du travail
+
+## Distinction entre prêt de main d’oeuvre exclusif et sous-traitance ou prestation de service
+
+## Cas où les mauvaises pratiques peuvent être révélées
+
+- lors d’un contrôle de l’Inspection du Travail;
+- lors d’un litige avec le-la salarié-e;
+- à l’occasion d’un accident du travail.
+
+### Le prêt de main d’ouvre exclusif
+
+- L’opération de prêt de main d’oeuvre exclusif consiste pour une entreprise 
+dite « entreprise prêteuse » a prêter un-e salrié-e pour une durée déterminée à
+une entreprise dite « utilisatrice », qui sera intégré-e à la communauté de travail;
+
+- Dans ce type d’opération, durant la mise à disposition, le-la salarié-e est
+placé-e sous l’autorité matérielle de l’entreprise utilisatrice. Même si le-la
+salarié-e prêté-e reste sous la subordination hiérarchique de son employeur
+(contrat ni rompu, ni suspendu);
+
+- L’opération, pour être licite, doit être **sans but lucratif**.
+
+### La sous-traitance / prestation de service
+
+- Opération plus large que la seule fourniture de main-d’oeuvre;
+
+- L’opération sous-entend nécessairement un **but lucratif**;
+
+- Conformité avec le droit (licéité = caractère licite)
+       - Objet du contrat : le **savoir-faire sépcifique** du sous-traitant/prestataire
+       - **Rémunération forfaitaire** de la prestation accomplie par le sous-traitant/
+prestataire
+       - Modalités d’exécution du contrat : **encadrement** par le sous-traitant/prestataire
+du personnel mis à disposition
+       - **Indépendance** du sous-traitant/prestataire.
+
+### Distinction entre sous-traitance et prestation de service
+La sous-traitance se distingue de la prestation car elle suppose trois
+interlocuteurs : le client, le fournisseur et le sous-traitant du fournisseur contre
+deux pour la prestation (le fournisseur et le client).
+
+Ex d’une pièce à peindre par un peintre :
+
+- un peintre n°1 doit peindre une pièce appartenant à un-e client-e sur
+demande de cellui-ci. Il demande à un peintre n°2 de le faire et le paie pour cela. 
+C’est une sous-traitance.
+- le peintre n°1 paie le peintre n°2 pour peintre son salon. C’est une prestation
+de service.
+
+## Distinction entre opérations licites et illicites avant la loi Cherpion de 2011
+
+### Infraction pénale liées à la fourniture de main d’oeuvre
+
+- **Délit de prêt de main d’oeuvre illicite** (art. L.8241-1 du code du travail) :
+toute opération à **but lucratif** ayant pour objet le prêt de main d’oeuvre exclusif
+est interdite;
+
+- **Délit de marchandage** (art. L.8231-1 du code du travail) : le marchandage, défini
+comme toute opération à **but lucratif** de fourniture de main d’oeuvre qui a pour objet de
+causer un **préjudice au-à la salaré-e** qu’elle concerne ou d’**éluder l’application de
+dispositions** légales ou de stipulations d’une convention ou d’un accord collectif de
+travail, est interdit.
+
+### Interdiction des prêts de main d’oeuvre exclusifs à but lucratif avant la loi du 28 juillet 2011
+
+Caractérisation du but lucratif :
+
+- **Côté prestataire /prêteur** : le **profit** réalisé grâce à la différence entre le prix facturé
+pour la mise à disposition et le coût des salaires;
+- **Côté donneur d’ordre / entreprise utilisatrice** : l’**économie** réalisée, par exemple des coûts
+liés à l’emploi de salarié-e-s.
+
+### Sanctions des opérations illicites
+
+- Sanctions pénales :
+       - Personne physique : 2 ans d’emprisonnement et/ou 30 000€ d’amende.
+Peines complémentaires : affichage, interdiction de sous-traiter de la main d’oeuvre
+pour une durée de 2 à 10 ans;
+
+       - Personne morale : 150 000€ d’amende.
+Peines complémentaires : affichage, fermeture, interdiction d’exercice.
+
+- Sanctions civiles :
+       Nullité du contrat de prestation de service
+       Co-emploi
+       Dommages-intérêts en réparation du préjudice subi
+
+# Loi Cherpion du 28 juillet 2011 encadrant le prêt de main d’oeuvre
+
+## Nouvelle définition du prêt de main d’oeuvre à but non lucratif
+
+### Art. L.8241-1 du code du travail complété (art. 40 de la loi Cherpion)
+*« Toute opération à* ***but lucratif*** *ayant pour objet exclusif le prêt de m’ain d’oeuvre
+est* ***interdite*** » (Disposition inchangée)
+
+*« Une opération de prêt de main d’oeuvre* ***ne poursuit pas de but lucratif lorsque l’entreprise***
+***prêteuse ne facture à l’entreprise utilisatrice, lors de la mise à disposition, que les***
+***salaires versés au salarié, les charges sociales afférentes et les frais professionnels***
+***remboursés à l’intéressé*** *au titre de la mise à disposition »*
+
+Changement de logique : la caractérisation du but lucratif est fait exclusivement du
+point de vue de l’entreprise prêteuse.
+
+- L’entreprise prêteuse ne peut refacturer à l’entreprise
+utilisatrice que :
+       - Les salaires versés au salarié (salaire de base et primes),
+       - Les cotisations sociales afférentes
+       - Les frais professionnels remboursés à l’intéressé au titre de la
+mise à disposition (déplacement, hébergement).
+(NB : quid des frais de cantine ou de médecine du travail ?)
+
+### Convention entre l’entreprise prêteuse et l’entreprise utilisatrice
+*« 2° Une convention de mise à disposition entre l’entreprise prêteuse et l’entreprise*
+*utilisatrice définit la* ***durée*** *et mentionne l*’***identité et la qualification du salarié concerné***,
+*ainsi que le* ***mode de détermination des salaires, des charges sociales et des frais professionnels***
+*qui seront facturés à l’entreprise utilisatrice par l’entreprise prêteuse. »*
+
+Autres clauses de la convention :  
+- motif de recours à la convention
+- gestion du-de la salarié-e mis-e à disposition : organisation de la mission, délivrance des
+instructions, contrôle d’exécution.
+
+### avenant au contrat de travail du salarié « prêté »
+*« 3° Un avenant au contrat de travail,* ***signé par le salarié, précisant le travail confié dans***
+***l’entreprise utilisatrice, les horaires et le lieu d’exécution du travail, ainsi que les
+caractéristiques particulières du poste de travail*** » devra être rédigé.
+
+NB : s’agissant d’une modification du contrat de travail, la mention d’une période probatoire
+doit y figurer.
+
+## Nouvelles obligations issues de la loi Cherpion
+
+### Dossociation des pouvoirs « attributs » de l’employeur
+- Pouvoir de direction et pouvoir disciplinaire
+- Transfert de l’autorité matérielle (?)
+- Risque de co-emploi
+
+### Statut du-de la salarié-e vis-à-vis de l’entreprise prêteuse
+- **Contrat ni rompu, ni suspendu**
+- **Réintégration de droit** à l’issue de la mise à disposition : 
+**même poste ou poste équivalent**.
+
+### Statuts collectifs applicables au-à la salarié-e
+- **Statut de l’entreprise prêteuse** : art. L. 8241-2 al. 11 (*« **il conserve le bénéfice de
+l’ensemble des dispositions conventionnelles** *dont il auraît bénéficié s’il avait exécuté*
+*son travail dans l’entreprise prêteuse »)*
+
+- **Statut de l’entreprise utilisatrice** pour les **« conditions d’exécution du travail »** :
+durée du travail, travail de nuit, repos hebdomadaire, jours fériés, santé et sécurité
+(art. L. 1251-21 du code du travail).
+
+# Situations particulières et difficultés persistantes
+
+## Mises à disposition de courte durée / partielles / successives
+Recommandation : signature d’une convention cadre et de conventions individualisées
+
+## Mises à disposition de salarié-e-s employé-e-s en contrats aidés
+Une association doit utiliser les subventions qu’elle recçoit pour son activité, il
+lui est interdit de les reverser.
+
+La mise à disposition de salarié-e-s en contrats aidés correspond à un reversement
+de subvention et est donc interdite.
+
+La collectivité publique accorde une aide à l’emploi selon les termes d’une
+convention signée avec l’association. Le-la salarié-e est destiné à une affectation 
+précise stipulée dans cette convention. Le mettre à disposition d’une autre association,
+c’est enfreindre la convention, c’est donc illégal.
+
+Pour contourner cette difficulté, certaines régions mettent en place des
+conventions tripartites. Si la collectivité publique valide la mise à disposition, il
+n’y a pas alors de difficulté (ex : emploi tremplin mutualisé en Ile de France).
+
+# En bref
+Pour être légale, la mise à disposition à titre onéreux :
+
+- doit correspondre à une refacturation à l’euro/l’euro du salaire toutes 
+charges comprises.
+
+- la répartition du temps travaillé entre les deux structures doit être précise et
+doit pouvoir être démontrée. En ce sens, la fiche de temps est un outil fiable;
+
+- aucun frais de gestion forfaitaire ne doit être facturé.  
+Ex : la gestion des fiches de paye externalisée peut-être facturée, pas leur gestion
+interne.
+(--> alternative : la prestation de service);
+
+- ne pas installer la mise à disposition dans la durée : une mise à  disposition 
+doit gérer un problème  ponctuel à un moment déterminé, ce n’est pas en soi un mode 
+de gestion du personnel.  
+(--> si besoin permanent constituer un groupement d’employeurs);
+
+- il existe un lien entre les deux associations, matérialisée par une convention de mise
+à disposition. Elle doit donner lieu à un accord écrit du salarié (avenant au contrat de travail).
+
+- la mise à disposition de salarié-e-s en contrats aidés est inetrdite;
+
+# Sources dont est issue cette page
+
+## Références légales
+- Rapport Chaudron, févier 2009, sur les « tiers-employeurs »
+- Arrêt du 18 mai 2011 : appréciation de l’absence de but lucratif, du côté
+de l’entreprise prêteuse, mais également de l’entreprise utilisatrice.
+- Loi Cherpion, 28 juillet 2011, encadrement du prêt de main d’oeuvre.
+
+## Autres références
+- <http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F22542.xhtml>
+
+- « Mise à disposition de salariés :
+les nouvelles obligations de l’entreprise depuis la loi Cherpion de 2011 », Françoise Pelletier et Karine Bézille,
+avocates, 5 juin 2012, pour les Rencontres LPA.
+
+- « Les mises à disposition de personnel entre associations », Alexis Becquart,
+12 juin 2007, complément à la note « Compte rendu des journées professionnelles prestatires DLA
+sur la mutualisation d’emplois » du 12 juin 2007.
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
diff --git a/Salariat/MAD.mdwn b/Salariat/MAD.mdwn
deleted file mode 100644 (file)
index 6538d1a..0000000
+++ /dev/null
@@ -1,271 +0,0 @@
-[[!meta title="Mise à disposition de salarié-e-s"]]
-[[!sidebar var=TOC content=""" **Sommaire** [[!toc levels=2]]"""]]
-
-Pour partager des emplois, plusieurs solutions existent, dont le groupement
-d’employeurs ou la mise à disposition de personnel. Il convient d’être 
-prudent-e-s en matière de mise à disposition de personnel.
-
-# La mise à disposition : une pratique très réglementée
-
-Dans le droit français, la mise à disposition de personnel n’a été conçue **que 
-pour les structures habilitées, en particulier les sociétés d’intérim**. Le
-principe général est donc que **les associations loi 1901, n’ont pas le droit 
-de pratiquer du prêt de main d’œuvre à « titre onéreux » ou «à but lucratif »** sans 
-risquer une mise en cause au niveau pénal pour délit de marchandage. 
-
-**Ce délit sanctionne les opérations de mise à disposition de personnel «à titre onéreux »
-effectuées dans le cadre de conventions dont c’est l’objet exclusif**.
-
-Le risque de délit existe même si un seul salarié est concerné et même si la
-mise à disposition s’effectue sur une durée déterminée.
-
-## Le prêt de main d’œuvre « à titre gratuit » 
-
-**Pour que la mise à disposition soit légale, il faut qu’elle soit conforme à 
-l’objet statutaire de l’association qui la pratique**. C’est le principe de la
-spécialité de l’objet. Le cas échéant, il faut modifier les statuts.
-
-**Historiquement, le seul prêt de main d’œuvre autorisé était celui effectué « à
-titre gratuit »**. Or, il n’était pas considéré que vendre en dessous du coût réel 
-correspondait à la définition « à titre gratuit ». « A titre gratuit » signifie 
-ne rien facturer du tout. Dès lors qu’on facture, même si c’est à l’euro/l’euro, 
-on réalise une opération « à titre onéreux ».
-
-## Le prêt de maind'oeuvre «à titre onéreux»
-La jurisprudence la plus récente admet les mises à disposition réalisées sans
-marge (refacturation à l’euro/l’euro) entre associations (sous réserve bien
-sûr d’une absence de fraude aux droits des salariés ou aux organismes
-sociaux).
-
-# Prêt de main d'oeuvre exclusif, prestation de service, sous-traitance et opérations illégales : des réalités à ne pas confondre.
-
-## Cas où les mauvaises pratiques peuvent être révélées
-
-### Un contrôle de l’Inspection du Travail
-### Un litige avec le-la salarié-e
-### Un accident du travail
-
-## Distinction entre prêt de main d'oeuvre exclusif et sous-traitance ou prestation de service
-
-## Cas où les mauvaises pratiques peuvent être révélées
-
-- lors d’un contrôle de l’Inspection du Travail;
-- lors d'un litige avec le-la salarié-e;
-- à l'occasion d'un accident du travail.
-
-### Le prêt de main d'ouvre exclusif
-
-- L'opération de prêt de main d'oeuvre exclusif consiste pour une entreprise 
-dite «entreprise prêteuse» a prêter un-e salrié-e pour une durée déterminée à
-une entreprise dite «utilisatrice», qui sera intégré-e à la communauté de travail;
-
-- Dans ce type d'opération, durant la mise à disposition, le-la salarié-e est
-placé-e sous l'autorité matérielle de l'entreprise utilisatrice. Même si le-la
-salarié-e prêté-e reste sous la subordination hiérarchique de son employeur
-(contrat ni rompu, ni suspendu);
-
-- L'opération, pour être licite, doit être **sans but lucratif**.
-
-### La sous-traitance / prestation de service
-
-- Opération plus large que la seule fourniture de main-d'oeuvre;
-
-- L'opération sous-entend nécessairement un **but lucratif**;
-
-- Conformité avec le droit (licéité = caractère licite)
-       - Objet du contrat : le **savoir-faire sépcifique** du sous-traitant/prestataire
-       - **Rémunération forfaitaire** de la prestation accomplie par le sous-traitant/
-prestataire
-       - Modalités d'exécution du contrat : **encadrement** par le sous-traitant/prestataire
-du personnel mis à disposition
-       - **Indépendance** du sous-traitant/prestataire.
-
-### Distinction entre sous-traitance et prestation de service
-La sous-traitance se distingue de la prestation car elle suppose trois
-interlocuteurs : le client, le fournisseur et le sous-traitant du fournisseur contre
-deux pour la prestation (le fournisseur et le client).
-
-Ex d'une pièce à peindre par un peintre :
-- un peintre n°1 doit peindre une pièce appartenant à un-e client-e sur
-demande de cellui-ci. Il demande à un peintre n°2 de le faire et le paie pour cela. 
-C'est une sous-traitance.
-- le peintre n°1 paie le peintre n°2 pour peintre son salon. C'est une prestation
-de service.
-
-## Distinction entre opérations licites et illicites avant la loi Cherpion de 2011
-
-### Infraction pénale liées à la fourniture de main d'oeuvre
-
-- **Délit de prêt de main d'oeuvre illicite** (art. L.8241-1 du code du travail) :
-toute opération à **but lucratif** ayant pour objet le prêt de main d'oeuvre exclusif
-est interdite;
-
-- **Délit de marchandage** (art. L.8231-1 du code du travail) : le marchandage, défini
-comme toute opération à **but lucratif** de fourniture de main d'oeuvre qui a pour objet de
-causer un **préjudice au-à la salaré-e** qu'elle concerne ou d'**éluder l'application de
-dispositions** légales ou de stipulations d'une convention ou d'un accord collectif de
-travail, est interdit.
-
-### Interdiction des prêts de main d'oeuvre exclusifs à but lucratif avant la loi du 28 juillet 2011
-
-Caractérisation du but lucratif :
-- **Côté prestataire /prêteur** : le **profit** réalisé grâce à la différence entre le prix facturé
-pour la mise à disposition et le coût des salaires;
-- **Côté donneur d'ordre / entreprise utilisatrice** : l'**économie** réalisée, par exemple des coûts
-liés à l'emploi de salarié-e-s.
-
-### Sanctions des opérations illicites
-
-- Sanctions pénales :
-       - Personne physique : 2 ans d'emprisonnement et/ou 30 000€ d'amende.
-Peines complémentaires : affichage, interdiction de sous-traiter de la main d'oeuvre
-pour une durée de 2 à 10 ans;
-
-       - Personne morale : 150 000€ d'amende.
-Peines complémentaires : affichage, fermeture, interdiction d'exercice.
-
-- Sanctions civiles :
-       Nullité du contrat de prestation de service
-       Co-emploi
-       Dommages-intérêts en réparation du préjudice subi
-
-# Loi Cherpion du 28 juillet 2011 encadrant le prêt de main d'oeuvre
-
-## Nouvelle définition du prêt de main d'oeuvre à but non lucratif
-
-### Art. L.8241-1 du code du travail complété (art. 40 de la loi Cherpion)
-*«Toute opération à* ***but lucratif*** *ayant pour objet exclusif le prêt de m'ain d'oeuvre
-est* ***interdite***» (Disposition inchangée)
-
-*«Une opération de prêt de main d'oeuvre* ***ne poursuit pas de but lucratif lorsque l'entreprise***
-***prêteuse ne facture à l'entreprise utilisatrice, lors de la mise à disposition, que les***
-***salaires versés au salarié, les charges sociales afférentes et les frais professionnels***
-***remboursés à l'intéressé*** *au titre de la mise à disposition»*
-
-Changement de logique : la caractérisation du but lucratif est fait exclusivement du
-point de vue de l'entreprise prêteuse.
-
-- L’entreprise prêteuse ne peut refacturer à l’entreprise
-utilisatrice que :
-       - Les salaires versés au salarié (salaire de base et primes),
-       - Les cotisations sociales afférentes
-       - Les frais professionnels remboursés à l’intéressé au titre de la
-mise à disposition (déplacement, hébergement).
-(NB : quid des frais de cantine ou de médecine du travail ?)
-
-### Convention entre l'entreprise prêteuse et l'entreprise utilisatrice
-*«2° Une convention de mise à disposition entre l'entreprise prêteuse et l'entreprise*
-*utilisatrice définit la* ***durée*** *et mentionne l*'***identité et la qualification du salarié concerné***,
-*ainsi que le* ***mode de détermination des salaires, des charges sociales et des frais professionnels***
-*qui seront facturés à l'entreprise utilisatrice par l'entreprise prêteuse.»*
-
-Autres clauses de la convention :  
-- motif de recours à la convention
-- gestion du-de la salarié-e mis-e à disposition : organisation de la mission, délivrance des
-instructions, contrôle d'exécution.
-
-### avenant au contrat de travail du salarié «prêté»
-*«3° Un avenant au contrat de travail,* ***signé par le salarié, précisant le travail confié dans***
-***l'entreprise utilisatrice, les horaires et le lieu d'exécution du travail, ainsi que les
-caractéristiques particulières du poste de travail***» devra être rédigé.
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-NB : s'agissant d'une modification du contrat de travail, la mention d'une période probatoire
-doit y figurer.
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-## Nouvelles obligations issues de la loi Cherpion
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-### Dossociation des pouvoirs «attributs» de l'employeur
-- Pouvoir de direction et pouvoir disciplinaire
-- Transfert de l'autorité matérielle (?)
-- Risque de co-emploi
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-### Statut du-de la salarié-e vis-à-vis de l'entreprise prêteuse
-- **Contrat ni rompu, ni suspendu**
-- **Réintégration de droit** à l'issue de la mise à disposition : 
-**même poste ou poste équivalent**.
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-### Statuts collectifs applicables au-à la salarié-e
-- **Statut de l'entreprise prêteuse** : art. L. 8241-2 al. 11 (*«**il conserve le bénéfice de
-l'ensemble des dispositions conventionnelles** *dont il auraît bénéficié s'il avait exécuté*
-*son travail dans l'entreprise prêteuse»)*
-
-- **Statut de l'entreprise utilisatrice** pour les **«conditions d'exécution du travail»** :
-durée du travail, travail de nuit, repos hebdomadaire, jours fériés, santé et sécurité
-(art. L. 1251-21 du code du travail).
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-# Situations particulières et difficultés persistantes
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-## Mises à disposition de courte durée / partielles / successives
-Recommandation : signature d’une convention cadre et de conventions individualisées
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-## Mises à disposition de salarié-e-s employé-e-s en contrats aidés
-Une association doit utiliser les subventions qu'elle recçoit pour son activité, il
-lui est interdit de les reverser.
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-La mise à disposition de salarié-e-s en contrats aidés correspond à un reversement
-de subvention et est donc interdite.
-
-La collectivité publique accorde une aide à l’emploi selon les termes d’une
-convention signée avec l’association. Le-la salarié-e est destiné à une affectation 
-précise stipulée dans cette convention. Le mettre à disposition d’une autre association,
-c’est enfreindre la convention, c’est donc illégal.
-
-Pour contourner cette difficulté, certaines régions mettent en place des
-conventions tripartites. Si la collectivité publique valide la mise à disposition, il
-n’y a pas alors de difficulté (ex : emploi tremplin mutualisé en Ile de France).
-
-# En bref
-Pour être légale, la mise à disposition à titre onéreux :
-
-- doit correspondre à une refacturation à l’euro/l’euro du salaire toutes 
-charges comprises.
-
-- la répartition du temps travaillé entre les deux structures doit être précise et
-doit pouvoir être démontrée. En ce sens, la fiche de temps est un outil fiable;
-
-- aucun frais de gestion forfaitaire ne doit être facturé.  
-Ex : la gestion des fiches de paye externalisée peut-être facturée, pas leur gestion
-interne.
-(--> alternative : la prestation de service);
-
-- ne pas installer la mise à disposition dans la durée : une mise à  disposition 
-doit gérer un problème  ponctuel à un moment déterminé, ce n’est pas en soi un mode 
-de gestion du personnel.  
-(--> si besoin permanent constituer un groupement d'employeurs);
-
-- il existe un lien entre les deux associations, matérialisée par une convention de mise
-à disposition. Elle doit donner lieu à un accord écrit du salarié (avenant au contrat de travail).
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-- la mise à disposition de salarié-e-s en contrats aidés est inetrdite;
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-# Sources dont est issue cette page
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-## Références légales
-- Rapport Chaudron, févier 2009, sur les «tiers-employeurs»
-- Arrêt du 18 mai 2011 : appréciation de l'absence de but lucratif, du côté
-de l'entreprise prêteuse, mais également de l'entreprise utilisatrice.
-- Loi Cherpion, 28 juillet 2011, encadrement du prêt de main d'oeuvre.
-
-## Autres références
-- <http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F22542.xhtml>
-
-- «Mise à disposition de salariés :
-les nouvelles obligations de l'entreprise depuis la loi Cherpion de 2011», Françoise Pelletier et Karine Bézille,
-avocates, 5 juin 2012, pour les Rencontres LPA.
-
-- «Les mises à disposition de personnel entre associations», Alexis Becquart,
-12 juin 2007, complément à la note «Compte rendu des journées professionnelles prestatires DLA
-sur la mutualisation d'emplois» du 12 juin 2007.
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                        Aline
                        Amélie
                        Andréas
-                       Anne-Lise
+                       anne-lise
                        Arnaud
                        Carmel
                        Cecile